La Butte aux cailles

 

Le 12 Mai, Annette nous a emmenés à la


Découverte de la Butte aux cailles

 

La manufacture des Gobelins


Au XIVè siècle le teinturier Johan Gobelin quitte Reims pour Paris où il installe son atelier de teinture au bord de la Bièvre, un affluent de la Seine. Sa maîtrise du rouge écarlate fabriqué à partie d’un parasite du chêne fera sa fortune et sa réputation. Henri IV (1553-1610) puis Colbert (1615-1683) ministre des finances de Louis XIV favoriseront le développement de l’entreprise Gobelins, devenue une manufacture nationale dont les tapisseries ornent des édifices publics.

 La façade de la Manufacture a été repensée au XIXè siècle par Jean Camille Formigé. Elle est ornée en médaillon des différentes étapes de la réalisation d’une tapisserie, de cariatides et au fronton du Triomphe de l’art de Paul Landowski.

La rue Croulebarbe

La rue Croulebarbe porte le nom d’un ancien moulin sur la Bièvre qui a donné son nom au quartier. La tour Croulebarbe ou Albert, du nom de son architecte, réalisée en 1958-60, fut la première tour de logements à Paris : 67 mètres de haut, 23 étages et une structure tubulaire visible en façade.

 

Le Mobilier national


Face à la tour Croulebarbe, le bâtiment du Mobilier national est l’une des réalisations parisiennes d’Auguste Perret, pionnier du béton armé. Edifié en 1936 dans l’ancien jardin de la Manufacture des Gobelins ce très sobre édifice est le successeur du garde-meubles de la Couronne créé en 1663 par Louis XIV et Colbert. Aujourd’hui, ce service rattaché au ministère de la Culture et dont dépend la Manufacture des Gobelins est chargé de l’ameublement des palais officiels de la République ((Elysée, ministères…)

 

Square René Le Gall


Le square a été aménagé en 1938 sur l’ancien lit de la Bièvre. Il couvre les 3,4 hectares auparavant occupés par des potagers mis à disposition du personnel de la manufacture. Il a été conçu dans un style évoquant l’époque de la Renaissance : gloriettes, obélisques, figures en relief composées de coquillages et de galets à la manière d’Arcimboldo.

 

 

 

 

 

La butte aux Cailles

Cette colline culminant à 64 mètres doit son nom à la famille Caille, Pierre Caille y ayant fait sa première acquisition en 1543. Isolée entre la Bièvre et le mur des fermiers généraux, c’était un terrain totalement désolé appartenant à la commune de Gentilly jusqu’à son annexion par Paris en 1860.  

 


 

L’annexion de 1860

Depuis 1795 la ville de Paris était divisée en douze arrondissements, neuf sur la rive droite et trois sur la rive gauche.  Paris était séparé des villages périphériques par le mur des fermiers généraux édifié juste avant la Révolution pour faciliter la perception de l’octroi sur les marchandises. De telle sorte que de nombreux commerces, de boisson notamment, s’étaient développés « hors les murs » et que les parisiens avaient pris l’habitude d’aller s’y distraire.

 Ces communes étaient elles-mêmes entourées, protégées par une enceinte de défense : les fortifications dites « de Thiers » achevées en 1845.

En 1860 le Préfet de la Seine, Hausmann, mit fin à cette situation en annexant à Paris l’espace compris entre ces deux murs. La superficie de la capitale fut alors plus que doublée et atteignit 7 090 hectares, sa population 1 700 000 habitants.

Quatre villages ont été absorbés entièrement (Grenelle, Vaugirard, Belleville et La Villette) et sept autres, dont Gentilly, ont vu leur territoire partagé entre Paris et une commune de la périphérie située au-delà de l’enceinte de Thiers. Huit autres encore ont continué d’exister en tant que communes bien qu’amputées d’une partie de leur territoire.

Souvenir de la Commune de Paris

La bataille de la Butte-aux-Cailles eut lieu les 24 et 25 mai 1871 dans le quartier parisien homonyme. Le général fédéré Walery Wroblewski y résista victorieusement à l'avancée versaillaise. Il fut finalement contraint à la retraite par l'effondrement du front fédéré au Panthéon et sur les forts parisiens du sud.

La bataille de la Butte-aux-Cailles permet aux Versaillais de s'emparer de toute la rive gauche de la Seine. Les Fédérés sont obligés de se replier sur les quartiers est de Paris où auront lieu les derniers combats du 26 au 28 mai 1871.

Chaque année l'association des amis de la Commune de Paris commémore sur la Butte-aux-Cailles les évènements de ces deux jours-là. En 1999, la place de la Commune-de-Paris est nommée en souvenir de la bataille à l'angle de la rue de la Butte-aux-Cailles et de la rue Buot

Jardin Brassaï

Ce jardin rend hommage au photographe et sculpteur d’origine hungaro-roumaine Gyula Halasz dit Brassaï (1899-1984). Sa forte pente lui donne un aspect inattendu. Elle ne vient pas de la volonté du paysagiste, mais de la nature du terrain. On y exploitait autrefois de l’argile qui servait à la fabrication de tuiles et de briques. Les cicatrices laissées par ces anciennes carrières d’argile, qui ont interdit les grandes constructions, ont préservé le charme du quartier avec des maisons basses et une ambiance villageoise.

 

Place Paul Verlaine

Elle est située au carrefour des rues Bobillot, du Moulin des Prés et de la Butte aux Cailles.

Une stèle rappelle que le 21 novembre 1783, la montgolfière partie 25 minutes plus tôt de La Muette se posait près d’ici entre le Moulin Vieux et le Moulin des merveilles avec à son bord Pilâtre de Rosier et le marquis d’Arlandes. Ce fut le premier vol humain en ballon libre sur 9 km au gré du vent.

Avant 1905, la place était appelée Place du Puits-Artésien. Ce puits dont le forage commença en 1866 avait été préconisé par Etienne Arago, frère du savant François Arago, pour réinjecter du courant dans la Bièvre qui commençait à s’envaser et aussi à alimenter en eau le quartier.  Après 6 ans d’efforts infructueux, le chantier fut interrompu puis repris en 1893 et en 1903 l’eau jaillissait enfin à 28° et venant de 582 mètres de profondeur.


Cette eau fut ensuite affectée à la piscine construite en 1924 de l’autre côté de la place, l’une des premières de Paris.

Un nouveau forage a été effectué en 1999 et une fontaine publique installée.

 

 

 


Villa Daviel et cité Daviel ou Petite Alsace

La Villa Daviel est une rue en impasse bordée de pavillons très recherchés.

En face, la cité Daviel, plus modeste, a été édifiée par l’architecte Jean Walter et de l’abbé Jean Viollet qui crée la société d’HBM l’Habitation Familiale. Engagée en 1912, achevée l’année suivante, elle offre 40 logements individuels de style anglo-normand ou alsacien, selon l’interprétation, formant cloître plus que clos, avec cours intérieure et jardinets extérieurs. L’ensemble connu sous le nom de Petite Alsace, a été récemment réhabilité et est aujourd’hui propriété de l’Immobilière du Moulin Vert, entreprise sociale pour l’habitat, héritière de la SA d’HBM du Moulin-Vert fondée par l’abbé Viollet.

 

Cité florale

Crée en 1928 après le comblement d’un ancien étang, la Cité Florale doit son nom à ses rues qui portent toutes des noms de fleurs, telles que la rue des Iris, la rue des Glycines ou encore la rue des Orchidées. Cette harmonie florale est renforcée par la présence de petits jardins privatifs, offrant ainsi un cadre de vie verdoyant et apaisant pour les habitants. La Cité Florale est caractérisée par son style architectural Art Déco et Art Nouveau, avec des façades ornées de motifs floraux et de sculptures en relief. Les bâtiments sont construits en briques rouges, ce qui leur donne un aspect chaleureux et accueillant.

 

Parc Montsouris

Le parc Montsouris (1878. Ingénieur Alphand, jardinier Barillet Deschamps) aménagé sur le site d’une ancienne carrière, est un parc typiquement haussmannien : important dénivelé, lac artificiel, cascade, pavillons, kiosque à musique, nombreuses sculptures et restaurant du pavillon du Lac : une nature repensée et apprivoisée.

 

 

A la recherche de Miss. Tic

 

 



Pochoirs de grandes silhouettes brunes, slogans poétiques et percutants… Depuis les années 80, les œuvres de Radhia Novat, dite Miss Tic, s'observent au détour d'une rue ou d'un mur de la capitale. Un style inimitable, qui témoigne de la présence parisienne de l'artiste, disparue en mai 2022.

 

Miss Tic est née dans les rues de Paris, sur les hauteurs de la Butte Montmartre (18e). Le 20 février 1956, la petite fille aux origines tunisiennes et normandes est prénommée Radhia Novat. Son enfance est marquée par deux événements tragiques : un accident de voiture, qui tue sa mère, son frère et sa grand-mère en 1966 alors qu’elle n'a que 10 ans, et la mort de son père, décédé d’une crise cardiaque, qui laissent l'artiste orpheline à l'âge de 16 ans.

 

Son attachement à l’art lui vient de sa famille maternelle, et d’un souvenir de jeunesse qu’elle chérit particulièrement : sa mère l’emmène boulevard Rochechouart (18e) et lui offre son premier livre, « Paroles » de Jacques Prévert. L’édition, illustrée d’une œuvre de l’artiste Brassaï, lui plait immédiatement.


Des années plus tard, la jeune artiste ne cesse de mêler ces deux disciplines, inscrivant sur la pierre l'art et la poésie. Sa griffe artistique se révèle lors de ses études de graphisme et de ses premiers jobs, dans les décors de théâtre. Miss Tic se prête au jeu de la comédie : elle intègre la compagnie de théâtre de rue « Zéro de conduite » pendant quelques années.

 

Après un séjour de quelques années aux USA, Miss Tic retrouve la capitale, qui l’a vu grandir, en 1985. L’artiste se remet difficilement d’une déception amoureuse. Nourrie de sa découverte du milieu urbain américain, Miss Tic revient en terre parisienne avec de nouvelles aspirations.

Finalement, et comme pour faire taire l'ancien amant qui lui avait dit ne « plus vouloir la voir en peinture », la peintre rebelle se met à créer des pochoirs à son effigie. Ses autoportraits prennent rapidement place dans les rues de Paris, accompagnés de légendes aussi provocantes que drôles.

 


Son nom fleurit rapidement dans tout Paris. Un pseudonyme qu’elle emprunte au journal de Mickey, et à la fameuse sorcière Miss Tick qui tente par tous les moyens de voler l’or de l’oncle Picsou. De la sorcière, la parisienne en garde l’allure et le charme, mais Miss Tic, sans le « k », représente bien plus qu’un personnage de bande-dessinée.

En taguant sa signature à la bombe aérosol noire, l’artiste affirme sa différence : dans le milieu masculin de l’art urbain, la « Miss » s’est fait une place. Fidèle à son habilité de manier la langue, Radhia Novat protège aussi son identité en s'en choisissant une plus… mystique.

 

Dans les années 80, en pleine ébullition de l’art urbain, Miss Tic fait de la Butte aux Cailles (13e) son terrain de jeux. Mais la street-artiste ne se contente pas seulement de l’extérieur, et ses œuvres envahissent aussi l’intérieur. Elle expose pour la première fois en 1986 à la galerie du Jour d’Agnès b, dans le 13ème arrondissement.

Appréciées par les habitants du quartier, les œuvres de Miss Tic n’en restent pas moins illégales aux yeux de la loi. En plaisantant, la parisienne affirme tout haut que la justice est la seule à connaître sa véritable identité, qu’elle est obligée de décliner lors de ses nombreuses gardes à vue.

En 1997, l’artiste paye le prix fort en écopant d'une amende de 22 000 francs pour vandalisme. Elle est même prise en flagrant délit lorsqu'elle tague son œuvre « Égérie et j’ai pleuré » sur un mur du Marais. Cette histoire lui sert de leçon, et la street-artiste change de technique en demandant désormais l’autorisation préalable des propriétaires et des municipalités avant de taguer.

Les années 2000/2010 amènent Miss Tic en haut du podium, et l’artiste découvre d’autres genres artistiques avec des collaborations dans le milieu de la mode. Ses pochoirs se retrouvent sur des tee-shirts et des cartons d’invitations, pour des grands noms comme Vuitton ou Kenzo.

Elle franchit les frontières du 7e art en 2007, lorsque le réalisateur Claude Chabrol lui demande de réaliser l’affiche de son futur film, « La fille coupée en deux ».

Quatre ans plus tard, en 2011, Miss Tic est sollicitée par La Poste pour réaliser douze timbres collectors, publiés à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars.

Atteinte d’un cancer, Miss Tic est décédée le 22 mai 2022, à 66 ans, laissant derrière elle de nombreuses traces de son passage dans Paris. Dans le 5e arrondissement, la question se pose à présent de lui rendre hommage : une place, située non loin de la rue Buffon (l'artiste a vécu au numéro 71), devrait prendre son nom.

 

L'art urbain fleurit dans le 13ème






 

 

 

Un jeudi de cuisine à la Butinerie

 

 

 

 Jeudi 11 Juin à la




 

 

8 cuisinières et cuisiniers acharnés de Méli-mélo ont préparé sous la houlette de Marie un succulent repas





Petits pains à la féta pour 8 personnes

 

Pour la pâte

500g de farine T55

420g de fromage blanc

1 cc de sel

 

Pour la farce :

Faire revenir dans l’huile d’olive à la poêle:

2 gousses d’ail

2 gros oignons

Des cotes de choux (ou autre)

Sel

Coriandre

 

Mélanger avec 300g de féta

De la menthe

Des amandes émiettées

 

Faire des ronds d’environ 12 à 14 cm avec la pâte

Mettre une boule de farce et fermer, puis aplanir pour en faire des palets de hauteur 3cm

Faire dorer dans une poêle sans huile, sans beurre (qui n’attache pas) 

3 minutes de chaque côté, le pourtour du palet doit passer en jaune

 

Sauces :

Mélanger :

du fromage blanc

Zaatar

Menthe

½ citron (le jus)

 

Caviar d’aubergine

2 grosses aubergines, le cœur enrobé d’aluminium pour la cuisson

3 tomates

Le tout passé au mixer puis au four avec la boule d’aluminium : cuisson ½ heure

Rajouter Huile d’olive, Coriandre, Citron

 

Plats légumes :

Carottes émincées

Patates douces

Ecorce d’orange

Au four, à plat, cuisson ½ heure

Rajouter ½ cc de cumin, Sel

 

Chou-fleur

Couper en morceau, cuisson au four 45 minutes

 

Arroser d’huile d’olive

Saupoudrer de Zaatar

 

 

 

 

Dessert

Couper les pommes en gros dés, cuire au four 15 minutes

Chauffer 6c.s. d’huile de coco ajouter avec :

Zeste d’orange

Citron

2 fèves de Tonka émiettées

 

Les palets :







Plats légumes

 carottes - patates douces



Plats légumes

chou fleur




Sauce blanche et caviar  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 


 Le dessert aux pommes

 

 

 


 

       

 

 

Un Dimanche au Musée

 

 

 

Pastels De Millet à Redon

 

 

Manet / Degas

 

 

 

7 Mai, premier dimanche du mois, les musées sont gratuits.  6 méli-melottes sont parties au musée d'Orsay admirer ces 2 expositions.


Édouard Manet (1832-1883) et Edgar Degas (1834-1917) sont tous deux des

acteurs essentiels de la nouvelle peinture des années 1860-80. Cette exposition qui réunit les deux peintres dans la lumière de leurs contrastes oblige à porter un
nouveau regard sur leur réelle complicité. Elle montre ce que la modernité picturale eut d’hétérogène, de conflictuel, et révèle la valeur de la collection de Degas où Manet prit une place plus grande après son décès.

 

 

 

 

 Le musée d’Orsay expose ce printemps 2023 une centaine des pastels de sa collection, riche d'environ 500 œuvres. La dernière exposition de cette ampleur consacrée aux pastels du musée.

 

Piet Mondrian

 
« Le Mystère et l’éclat », date déjà de 2009. Cette nouvelle présentation permettra au public de découvrir ou de redécouvrir ces joyaux de la collection où brillent les oeuvres de Millet, Degas, Manet, Cassatt, Redon, Lévy-Dujrmer, Vuillard et bien d'autres

 

 

Edouard Vuillard

                                                                                                      

 

 

 



 

 Mary Cassatt

 

 

 

 

 

 

 

 

Prochaine visite le  17 juin, pour découvrir la nouvelle galerie permanente du Musée national de l'histoire de l'immigration ! Organisé autour de 11 dates clefs, le nouveau musée propose un parcours entièrement renouvelé et adapté à tous.

Lectures d'Avril

 

LE DÉSERT 


 

« La steppe »  Anton TCHEKHOV 

Tchekhov est davantage connu comme auteur de pièces de théâtre.

C’est un roman (plutôt court, mais trop long pour une nouvelle) écrit en un mois (de janvier à février 1888) . L’auteur n’est pas satisfait de son œuvre quand il commence à écrire, mais quand elle est aboutie, il la considère comme son chef d’œuvre !

 

C’est le récit d’un voyage à travers la steppe ; le principal protagoniste est un enfant de 9 ans qui part avec son oncle et un prêtre. L’enfant quitte sa mère (il est orphelin de père) pour rejoindre une grande ville où il pourra faire des études secondaires. L’oncle est un négociant qui voyage pour affaires.

Après 24h de voyage dans une vieille calèche, l’oncle confie l’enfant à un convoi de routiers qui transportent de la laine ; le petit garçon est hissé sur le dernier chariot du convoi. Le voyage ralentit : les chariots sont très chargés, il fait très chaud (arrêt dans l’après-midi pour voyager la nuit). Il y a 6 routiers d’âges et de caractères très divers ; ils racontent leur passé au garçon, et aussi des histoires à faire peur qui se sont passées dans des auberges.

Le voyage dure 4 jours, pas de grand évènement, seulement un orage avant l’arrivée.

J’ai aimé l’alternance des regards :

·        celui du narrateur

·        celui de l’enfant (même si ce n’est pas lui qui raconte, il y a des passages où on voit avec ses yeux)

les ambiances différentes, la variété des personnages rencontrés

 

Constance

 

 


Marie PAVLENKO : " Et le désert disparaitra"

 

Romancière française , plutôt d'ouvrages de littérature jeunesse , M.Pavlenko est également journaliste ; elle a vécu un an en Jordanie et vit maintenant à Paris .

Sa vie en Jordanie, proche du désert de Wadi Rum n'est pas étrangère à la genèse de ce roman.

Le Wadi Rum est une vaste vallée désertique creusée par l'érosion de cours d'eau et comporte des canyons, des falaises, des grottes et immensités de sable.

Ce texte est écrit comme une fable ,une alerte ,ou comme un roman dystopique qui se déroule dans un monde post apocalyptique où la vie a presque complètement disparu de la surface de la terre...le sable a tout dévoré !

Texte écrit à la première personne par Samaa âgée de 12ans ; elle vit dans une des rares tribus nomades survivantes, sous tentes; la tribu est constituée de "chasseurs " d'un type particulier.

Dans le Monde de Samaa le hommes sont "chasseurs" et les femmes restent sous la tente, leur domaine.

Les "chasseurs" parcourent le désert de plus en plus loin pour trouver et abattre Un Arbre, le débiter en tronçons et le vendre à la ville .La vente de ce bois va assurer la survie du groupe  pendant "quelques lunes"  et leur permettre d'acheter : eau gélifiée, bouteilles d'oxygène et barres protéinées  !

A la naissance de Samaa, le père espérait un garçon qu'il éduquerait pour devenir "chasseur" et assurer la survie de la tribu

Mais Samaa, fille devrait se contenter de filer la laine et d'apporter chaque jour la soupe à l'Ancienne personnage repoussant reléguée par le groupe à distance du campement

Samaa rechigne, elle aime courir, grimper et rêve d'être "chasseur" un jour .Elle se moque de l'Ancienne qui rabâche ses souvenirs du Monde d'avant peuplé d'insectes, d'oiseaux, d'animaux et de forêts .

L’Ancienne supplie Samaa de persuader les "chasseurs " de respecter les Arbres garants de la vie sur Terre ; mais l'Ancienne moquée, isolée, à l'écart est seule à oser traiter les "chasseurs" d'assassins

Elle seule sait qu'il faut préserver les arbres sinon les êtres humains disparaitront

 

Samaa observe et fugue quand la caravane de chasseurs se met en route ; elle la suit à distance munie de son sac de provisions, eau gélifiée, barres protéinées...Mais elle perd la trace ,se perd, dans un tourbillon de sable et tombe dans une vaste trouée aux parois lisses et abruptes , se blesse la cheville et est immobilisée

Suivent les longues réflexions de Samaa, sur ses croyances, sur son refus d'écouter la transmission des valeurs; suit également la découverte de la vie, animale, végétale (l’Arbre) de l'Eau sous forme de pluie, de mares.

Hymne à la nature redécouverte, Samaa changera le destin de sa tribu

Ce Monde pourrait être le nôtre

Que faisons-nous ?

Rôle du Père dans l'enseignement du Livre. Le Livre est évoqué au début de l'aventure et clôt la fable.

 

Christiane

 

 

Le désert

Le désert ! le désert dans son immensité,
Avec sa grande voix, sa sauvage beauté ;
Ses pics touchant les deux, ses savanes, ses ondes,
Cataractes roulant sous des forêts profondes ;
Ses mille bruits, ses cris, ses sourds rugissements,
Gigantesque concert de tous les éléments !

Le désert ! le désert ! quand l’aube orientale
Se lève, et fait briller les trésors qu’il étale :
Quand du magnolia le bouton parfumé
S’ouvre sous les baisers de quelque insecte aimé ;
Quand la liane en fleurs, odorant labyrinthe,
Enlace le palmier d’une amoureuse étreinte ;
Et que, s’éjouissant sous ces légers lambris,
Escarboucles vivants chantent les colibris !

Le désert d’Amérique avec toutes ses grâces,
Lorsque d’aucun mortel il ne gardait les traces,
Et qu’avec ses grands bois, ses eaux, ses mines d’or
Aux regards de Colomb il s’offrit vierge encore.

Ah ! qui ne la rêva cette belle nature ;
Qui n’eût voulu quitter ce monde d’imposture,
Ce monde où tout grand cœur finit par s’avilir,
Pour courir au désert, vivant, s’ensevelir ?
Pour chercher dans l’Éden de Paul et Virginie
L’ineffable bonheur que la terre dénie,
Vœu de paix et d’amour par chaque cœur conçu,
Et qui s’évanouit, hélas! toujours déçu !

Voilà souvent quel est mon rêve
Dans ces instants d’ennui profond.
Où le désespoir comme un glaive
Reste suspendu sur mon front.

Le désert, le désert m’appelle,
Pourquoi ces chaînes à mes pas ?
Oiseaux voyageurs, sur votre aile
Pourquoi ne m’emportez-vous pas ?

Il faut à mon âme engourdie
Un nouveau monde à parcourir ;
Il faut une sphère agrandie
Au poète qui va mourir !…

(extrait des Fleurs du midi).

Louise COLLET : Son salon est fréquenté par Hugo, Musset, Vigny, Baudelaire. Elle est maîtresse de Flaubert à 36 ans, il en a 25. Elle quitte son mari et doit élever seule sa fille Henriette en 1847. 

Ingrid

 





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Muriel

 

 

« Le désert des tartares » Dino BUZZATI


Giovanni Drogo, devenu officier, rejoint à cheval, le fort, , où il est affecté, dans le désert caillouteux des tartares au milieu de nulle part, entouré de redoutes, de chemins de ronde. Il voudrait rebrousser chemin, mais on lui conseille de rester là 4 mois. Petit à petit, il va s’installer dans cette vie monotone où chacun attend la guerre, évènement qui leur permettrait de devenir des héros. Il y restera longtemps, très longtemps.

Ce livre fait ressentir la force de l’attente, de l’espoir d’«enfin un évènement » qui tranche avec la routine perpétuelle dans laquelle s’est installée insidieusement la routine. Une atmosphère dans laquelle domine le rien, le vide.

Superbe écriture qui traite aussi de l’absurde dans cette attente sans fin.

 

Anne

 


« La Femme bleue de Maguy » VAUTHIER chez Syros


Une histoire d'amour entre un amenokal (chef local) touareg et une poétesse, joueuse d'Imzad

(Violon à une corde) au début du 20eme siècle. 

Le récit est émaillé de poèmes, proverbes touareg avec toile de fond le désert et sa pénétration par les forces militaires françaises.

Maguy Vauthier a vécu au nord du Niger et de retour en France a créé un musée touareg dans les Alpes de Provence.

Christine

 

 

Et puis aussi d’autres lectures :

« Un thé au Sahara »  Paul BOWLES

« Désert » LE CLEZIO

« Segou » Maryse CONDE

« Portes de désert » Alain JOUFFROY