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Lectures du mois d'avril

 l'Inde


Christine

Rabindranath Tagore
Tagore est un poète, dramaturge, romancier, philosophe, peintre, c’est un artiste

du Bengale , né à Calcutta en 1861 et mort en 1941.

Il s’est engagé toute sa vie pour la reconnaissance des droits des peuples et des

individus. A reçu le prix Nobel de littérature en 1913. A été un proche de Gandhi.


 "Kabuliwallah et autres histoires"
Kabuliwallah (marchand ambulant) est un recueil de 22 nouvelles qui se déroulent au

Bengale.

Des petites histoires vécues dans la chair et l’esprit des plus démunis Tout ce qu’une

société peut taire ou refouler.

Un poète du dimanche relégué dans un village apprend à lire à une enfant -servante.

Deux voisins se disputent à cause d’un citronnier, une petite fille de 5 ans se lie

d’amitié avec un colporteur afghan qui disparaît brutalement
! Des scènes de la vie
quotidiennes brossées avec poésie et bonté d’âme. Qui mettent l’accent sur les droits

bafoués des plus faibles, en particulier les enfants et les femmes.

Du même auteur
: à lire : la petite fiancée. Une histoire d’amour qui met en scène une
jeune fille farouche et rebelle transformée par l’amour sincère et patient d’un jeune

homme.

"Contes des sages de l’Inde"
Martine Quentric-Seguy


Un très joli petit recueil dans la collection créée par Henri Gougaud au

Seuil. Des histoires indiennes de sagesse qu’on peut découvrir en ouvrant

de temps en temps une page au hasard, à la recherche d’un conseil ou

d’une vérité





Cécile 

"le jardinier d'amour" Rabindranath TAGORE

Comme Gandhi, la pensée anti-impérialiste de Rabindranath Tagore (1861-1941), le prix Nobel de littérature de 1913, prône un universalisme asiatique fondé sur le principe du réveil religieux. Mais on peut également comparer « Tagore à Victor Hugo pour son génie de poète et d'écrivain, pour son talent de dessinateur, pour sa pensée sociale » (J. Filliozat) L'ouvre de Tagore est écrite en Bengali, langue très musicale dans laquelle son art poétique est parvenu au plus haut degré de richesse et de liberté.




"L'équilibre du monde" Rohunton MISTRY

A travers la vie d'un seul quartier et de son petit peuple de cour des miracles habité par des personnages venus de tous horizons , Rohinton Mistry réussit une fresque bigarrée et sensible qui est tout à la fois une parabole de la condition humaine et de l'odyssée d'une nation.
Révélation de la littérature anglo-indienne en plein essor, consacré par le succès et la critique internationale, Rohinton Mistry démontre un talent romanesque digne d'un Dickens ou d'un Hugo. Scènes de tendresse, épisodes d'une drôlerie pathétique, séquences de violences et d'horreurs, problèmes politiques en arrière-plan : l'Equilibre du monde est bien plus qu'une fiction, il est un monde à lui seul.
Un roman-fleuve charriant dans ses remous tout un flot de sentiments, d'émerveillements et de révoltes, une immense saga aux vertus stimulantes et magiques.



Frédérique  

"Mon refus et mon orage"  Arundhati ROY 


Dans ce récit littéraire d’une infinie beauté, c’est toute la puissance romanesque de la grande autrice indienne du Dieu des petits riens que nous retrouvons avec délice. Arundhati Roy revient sur son enfance dans le Sud de l’Inde, élevée avec son frère par Mary, mère célibataire et combative, adulée de toute la région pour avoir monté une école. Personnalité publique adorée donc, mais mère atroce et abusive une fois la porte refermée, cette figure maternelle double fut toute sa vie son refuge et son orage. Nous découvrons la violence de l’enfance, puis le départ de Roy à seize ans pour fuir le foyer familial et découvrir la liberté à Delhi, y vivre ses premières amours, découvrir le monde de l’architecture puis du cinéma, et goûter au succès international si jeune avec la publication éclatante de son premier roman. Suivront ses combats contre l’injustice et le gouvernement hindou… Mais au-delà de la vie de l’autrice, le centre névralgique demeure le portrait d’une mère insaisissable qu’elle vient de perdre, personnage romanesque haut en couleurs, aussi fascinant qu’effrayant.


Christiane



"Toutes ces vies jamais vécues" Anuradha ROY

En 1937, Gayatri quitte l'Inde pour Bali, dans le sillage d'un artiste allemand, afin de retrouver sa liberté et de se consacrer à la peinture. Elle laisse derrière elle son mari et leur fils de neuf ans. Lorsque ce dernier, à la fin d'une vie façonnée par cette terrible absence, reçoit d'une ancienne voisine un paquet de lettres de sa mère, il revisite ses souvenirs et succombe à l'obsession qui a marqué son enfance : pourquoi l'a-t-elle abandonné ? Un merveilleux roman, à la fois historique et poétique, sur la trajectoire heurtée d'une femme libre et sur la douloureuse posture d'attente adoptée par son fils.



Anne

Anita Nair, née en 1966 à Mundakottakurissi, près de Shoranur, est une écrivaine, poétesse, romancière et nouvelliste indienne originaire du Kerala. Elle vit à Bangalore. Depuis son premier succès, Compartiment pour dames, traduit en 29 langues, elle s’est imposée comme un des auteurs phares de la littérature indienne. Elle a publié une dizaine de romans, dont Quand viennent les cyclonesL’Inconnue de BangaloreDans les jardins du Malabar et L’Abécédaire des sentiments chez Albin Michel.

« Compartiment pour dames »

Akhila brahmane qui a pris soin de sa famille : mère et frères et sœur décide de vivre un peu pour elle. Elle veut savoir si elle peut vieillir seule. Elle prend le train de nuit, compartiment pour dames, tout au long du voyage, on va entendre le récit de chacune d’elle.

Janaki, femme âgée raconte le bonheur de son mariage jusqu’à la naissance de son fils. Elle n’est plus alors que mère.

Sheela va parler des rapports pervers entre sa mère et sa grand-mère

Margaret, fascinée par son mari qui va petit à petit tenter de la mettre sous son emprise. Elle va alors le détester et se venger en le faisant grossir afin qu’il perde toute la séduction qu’il suscitait.

Praba Dhevi en suivant son mari à New York veut s’émanciper. Elle va séduire un ami du mari qui va la violer.

Son amie d’enfance retrouvée va l’aider aussi à ne pas s’enfermer à écouter ses désirs.

Chacune de ces femmes tente de trouver la liberté où elles le peuvent

Réflexion sur la féminité, la vieillesse, le désir féminin, les relations hommes/femmes. On y parle aussi avortement, homosexualité, pédophilie, contraception.

La cuisine, les plats, les saveurs ont aussi toute leur place dans ce récit.


On peut remarquer que les autrices femmes ont marqué notre soirée


Prochaines rencontres :

Lundi 18 Mai : Delphine de Vigan

Lundi 15 Juin : la Grèce





Les lectures de Février 2026

 Les autrices francophones


écrivaines présentées :

Cécile

Leonara MIANO

née le 12/03/1973 à Douala au Cameroun - Vit en France de 1991 à 2019 puis au Tog Théâtre, nouvelles, essais, romans - Grand prix d'Afrique pour l'ensemble de son œuvre.

Prix Femina en 2013 pour la "Saison de l'ombre" : Traite négrière

Prix Goncourt des Lycéens pour "Contours du jour qui vient" : Histoire d'une petite fille de 9 ans abandonnée par sa mère qui l'a croit possédée et responsable de la mort de son père.

Choix Goncourt de la Pologne.  

Chevalière d l'ordre des arts et des lettres en 2014

Dénonce : racisme - injustice - intolérance.


lu de 2 livres :

"L'intérieur de la nuit" 

: Premier roman (6prix) Tableau très dur de l'Afrique avec ses codes, ses rites,

 ses croyances, ses démons, la résignation des opprimés.

 


"Rouge Impératrice" 
: entre utopie et dystopie 

L'auteur imagine une Afrique unifiée, sous la gouvernance d'un seul Chef d' état, où se sont réfugiés les descendants d'européens qui avaient quitté leur pays au cours du 21ème siècle parce qu'ils s'estimaient envahis par les migrants. Ces réfugiés sont désormais appauvris et repliés sur eux-mêmes.

Le Chef d' Etat veut les chasser à l'instar des durs du régime, mais sa bien-aimée veut leur tendre la main.

Renversement ironique : l'obsession nationaliste et le malaise des minorités dans un environnement panafricain.


Christine :

Jeanne BENAMEUR Née en Algérie en 1952 de père tunisien et de mère italienne.
Part vivre en France à a Rochelle en 1957.
Ecrit pour la jeunesse et pour les adultes à partir de 2000
.


"Les Demeurées ": prix Unicef en 2001
Une mère traitée de "demeurée", une petite fille qui est attachée à sa mère
et qui refuse l'école par peur de la trahir. Une maîtresse qui aimerait partager
son savoir et qui tombe malade suite au refus de l'enfant.
Un beau livre très touchant où la connaissance et l'amour finissent par l'emporter.
Vivre tout bas Actes Sud 2025.




"Vivre tout bas"
La seconde vie de Marie, la mère de Jésus après la mort de son fils.

une vision très originale de ce personnage emblématique.






Anne :

Chantal PORTILLO

Nationalité : France
Né(e) : 1957
Romancière, nouvelliste, essayiste, Chantal Portillo est aussi art-thérapeute.
Passionnée par la littérature contemporaine, elle anime ateliers de lecture et rencontres littéraires.
Elle a reçu la mention Attention talent Fnac pour La femme pluie, son troisième roman.


"La femme pluie" Chantal PORTILLO

Joseph, Victor, Isabella la femme pluie, Charles, Isabeau, Djamina,

Et aussi Ada

 A la croisée de la quête de soi et de la mémoire ancestrale, un roman où chaque protagoniste est le héros des choix qu'il assume dans le silence de sa douleur et le flux de la vie.

 C'est une vie gâchée par le poids des traditions et l'emprise de la mère. Même l'amour ne réussit pas à empêcher l'autodestruction.

Mais Joseph avait honte. Il avait honte de l'intérêt, de l'amitié que lui portaient Charles et Victor. Il avait honte de l'attachement d'Isabella. Il avait honte de ses possibilités de dissimulation.

Comme une nausée, le mot maternel lui revient en bouche "gourgandine". L'image de sa mère moins prégnante ces derniers mois, s'imposa avec force.

Il avait cru réparer en l'épousant. Mais, lui il transportait sa cage et elle était invisible.

Elle croyait avoir un mari, elle vivait avec une ombre ...
Les Joseph Olvido soigneusement forgés, rigoureusement identiques depuis des siècles.


Hélène


"Le fils du pauvre" Mouloud FERAOUN

Une enfance et une adolescence dans une famille Kabyle, pendant l'entre-deux-guerres. C'est, à peine transposée, la jeunesse même de Mouloud Feraoun que nous découvrons. Ce témoignage plein de vérité et d'une émotion qui se teinte volontiers d'humour est d'un admirable conteur, qu'on a pu comparer à Jack London et à Maxime Gorki.





Chrystine

"ce matin là" Gaëlle JOSSE 

Douze ans plus tôt c’était son père qui s’écroulait terrassé par un AVC, et Clara a géré puisque sa mère en était incapable. Depuis Clara gère tout, très bien : une femme forte qui résiste au stress, aux emplois du temps surchargés, aux réflexions déstabilisantes de sa boss… Mais ce matin-là la voiture refuse de démarrer et c’est Clara qui s’écroule avec tout ce qui fait sa vie. Le burn-out est aussi une histoire de reconstruction mais que c’est difficile de mettre sa vie à plat pour faire un bilan et les choix qui seront les bons.

Muriel nous a présentées  les autrices : 
Leïla Slimani
Assia Djebar
Fatou Diome
Amelie Nothomb
Frieda Ekotto


Prochaines rencontres :
Lundi 9 Mars : les romans graphiques
Lundi 20 avril : l'Inde






Lecture de Janvier 2026

 Les auteurs polonais 


Les livres présentés :

Christine :

Isaac BASHEVI SINGER
Naftali le conteur et son cheval

Prix Nobel de littérature en 1978, Issac B. Singer évoque ici la communauté juive de Pologne à la veille de l'holocauste. Dernier adieu nostalgique à son enfance, illuminée par la présence radieuse de la petite Shosha et menacée déjà des premiers feux de l'apocalypse.
"Soudain, j'eus le sentiment que je voyais tout cela pour la dernière fois. J'essayais de graver dans ma mémoire chaque ruelle, chaque maison, chaque magasin, chaque visage. Je me disais que c'était sans doute ainsi qu'un condamné en route vers l'échafaud regarderait le monde. Je prenais congé de chaque colporteur de chaque portier, de chaque marchand ambulant -même des chevaux des droshkys, dont les grands yeux à la pupille noire semblaient exprimer un mélange d'angoisse et d'acceptation, comme s'ils savaient qu'ils en étaient à leur dernier voyage."
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Varsovie, 1939. Pour la communauté juive de Pologne, le temps des dernières illusions est passé. Le drame qui se prépare va tout emporter, tout détruire. Le jeune Arele Greidinger - qui ressemble comme un frère à Isaac Bashevis Singer à vingt-cinq ans - fait comme tout le monde : il vit " comme si ". Comme si le succès était quelque chose d'important, comme si on pouvait encore tomber amoureux, comme si demain existait... Arele a publié un livre que tout le monde lit à Varsovie. Alors qu'il travaille sur une pièce, sa principale actrice, Betty, qui est américaine, lui propose de l'épouser. Mais Arele a retrouvé Shosha, une petite amie d'enfance qu'il n'avait jamais réussi à oublier. Enfantine, fragile - arriérée, disent certains - Shosha va incarner toute la pureté, la fraîcheur, l'innocence dont il rêvait sous ses allures de jeune Don Juan blasé. On retrouve dans ce roman l'univers familier d'Isaac Bashevis Singer ; peuplé de rabbis miraculeux, de sages et de fous, de savants talmudistes et de jeunes révolutionnaires, il est comme " illuminé de l'intérieeur ", transfiguré par la présence de la petite Shosha

Christiane./  Olga TOKARCZUC "Les Pérégrins"

 Les Pérégrins, sans doute le meilleur livre d’Olga Tokarczuk, n’est pas un « livre de voyage », mais un livre sur le phénomène du voyage. Pour les Bieguny (c’est-à-dire marcheurs ou pérégrins), une secte de l’ancienne Russie, le fait de rester au même endroit rendait l’homme plus vulnérable aux attaques du Mal, tandis qu’un déplacement incessant le mettait sur la voie du Salut. S’ils sont des hommes et des femmes de notre temps, les personnages du livre d’Olga Tokarczuk ont peut-être une motivation similaire. Mais davantage que le Salut, ils semblent poursuivre l’idée qu’ils se font de leur liberté. En une myriade de textes courts, l’auteur compose ici un panorama coloré du nomadisme moderne. À travers les livres et à travers le monde d’aujourd’hui, dans les lieux et les non-lieux de ses voyages, Olga Tokarczuk a ressemblé des histoires, des images et des situations qui nous éclairent sur un monde à la fois connu et absolument mystérieux, mouvant réseau de flux et de correspondances… Une femme qui s’occupe d’un enfant handicapé décide un jour de ne pas rentrer à la maison ; une mère prend son enfant et quitte son mari au cours de vacances en Croatie ; le cœur de Chopin, placé à sa mort dans une jarre de cognac, est transporté jusqu’en Pologne par sa sœur Ludwika ; Anouchka, qui a une famille et une vie sociale, décide soudain d’aller vivre dans le métro de Moscou… Une multiplicité de réflexions, de micro-récits et de choses vues, sur les zones de transit, les hôtels, le hasard des rencontres, le tourisme exotique et la baraques à souvenirs. Avec sa foi dans l’intelligence du lecteur, Olga Tokarczuk ouvre pour nous mille et une pistes d’étonnement et de découvertes.


Wieslaw MYSLIWSKI             

"L'art d'écosser les haricots"

Le vieux gardien d'un village de vacances reçoit la visite impromptue d'un inconnu qui souhaite lui acheter des haricots. Pendant qu'ils les écossent ensemble, le maître des lieux déroule, dans une improvisation savante, le fil de sa vie.
Simple ouvrier croupissant dans la grisaille de la campagne polonaise, il a découvert un jour, grâce à la musique, qu'un ailleurs existe et son destin s'en est trouvé bouleversé. Au fil d'un récit lui-même porté par une grande musicalité, le narrateur révèle les événements et les personnes qui, au cours du XXe siècle, l'ont façonné. Malgré les tragédies et les impasses historiques dont il fut le témoin, le vieil homme a su parvenir à une délicate lucidité face au monde.
Ce roman philosophique atypique raconte avec humour et émotion rien de moins qu'un demi-siècle d'histoire polonaise et européenne.


Cécile :

"Sur les ossements des morts" Olga TOKARCZUC


Janina Doucheyko vit seule dans un petit hameau au cœur des Sudètes. Ingénieur à la retraite, elle se passionne pour la nature, l'astrologie et l'œuvre de William Blake. Un matin, elle retrouve un de ses voisins mort dans sa cuisine, étouffé par un petit os. C'est le début d'une longue série de crimes mystérieux sur les lieux desquels on retrouve des traces animales. La police enquête. Les victimes avaient toutes pour la chasse une passion dévorante. Quand Janina Doucheyko s'efforce d'exposer sa théorie sur la question, tout le monde la prend pour une folle... Car comment imaginer qu'il puisse s'agir d'une vengeance des animaux ?




Hélène : "Mon témoignage devant le monde" Hélène : "Mon témoignage devant le monde" 

Jan KARSKI    

Mon témoignage devant le monde, publié pour la première fois en France en 1948 et introuvable aujourd'hui, est l'œuvre magistrale d'un des grands témoins du siècle, Jan Karski (1914-2000). Ce résistant polonais fut le premier à témoigner de l'extermination des Juifs dans les territoires polonais occupés par les nazis. Mobilisé en septembre 1939, le catholique Karski est fait prisonnier par les Soviétiques, puis remis aux mains des Allemands. En novembre 1939, il réussit à s'évader, arrive à Varsovie et rejoint la Résistance. Dès 1940, il passe en France, pour porter des microfilms au gouvernement polonais en exil à Angers. A son deuxième passage, il se fait arrêter en Slovaquie et torturer par la Gestapo. Il essaie de se suicider mais finit par s'évader de l'hôpital militaire où il est détenu. Puis il se remet au service de la Résistance, structurée en un véritable Etat secret, avec son gouvernement, son parlement et son armée. A l'été 1942, il pénètre clandestinement dans le ghetto de Varsovie puis dans le camp de concentration d'Izbica Lubelska en se faisant passer pour un garde ukrainien. C'est habité de ces effroyables visions que le messager Jan Karski quitte définitivement Varsovie en octobre 1942, traverse l'Europe en guerre, porteur d'un message trop lourd pour un homme seul : le peuple juif est en train de disparaître, exterminé par les nazis. A Londres et Washington, Karski plaide auprès d'Eden et de Roosevelt en faveur d'une action destinée à arrêter la Shoah. Mais devant son récit, la plupart de ses interlocuteurs ont une réaction comparable à celle de Felix Frankfurter, juge de la Cour suprême des Etats-Unis, lui-même juif : " Jeune homme, je ne vous dis pas que vous êtes un menteur, mais je ne vous crois pas. " 


Anne : "Sanatorium" Barbara KLIKA
    
    Barbara Klicka est une représentante de la nouvelle génération d’auteurs polonais nés avant la chute du mur de Berlin mais ayant commencé à écrire peu après. D’abord reconnue comme poète (elle a publié plusieurs recueils et notamment remporté les prix littéraires Gdynia et Silesius), elle est désormais une romancière reconnue depuis la publication de Sanatorium, qui a connu un grand succès critique et public. Elle écrit également pour le théâtre et l’une de ses pièces a été montée en 2017 par Piotr Cieplak au Théâtre National de Varsovie. Elle construit une œuvre originale qui interroge la frontière entre l’intime et le public tout en questionnant le désir et la notion de norme.


Son écriture pleine d’un humour mordant et d’une ironie subtile en font l’une des représentantes les plus douées et singulières de la nouvelle génération d’auteurs polonais.

 

Sanatorium

  

Kama, malade depuis l'enfance, a passé de longues dans un sanatorium. A 33 ans, elle y retourne pour « toute la saison », envoyée par une commission de la sécurité sociale polonaise. Séjour obligatoire. Elle y arrive avec sa lourde valise et va être reléguée dans une chambre à 3 où son lit est sous la télé comme une intruse pour les 2 autres occupantes.

 Quelques portraits des curistes

Une atmosphère étrange

Un ton bien souvent humoristique

Pas vraiment d’histoire, plutôt des impressions, des atmosphères


Prochaines rencontres :

Lundi 9 Février : Les autrices francophones

Lundi 9 Mars / Les romans graphiques


lectures de Novembre

Les auteurs qu'on a oublié

 

Chaque participant a interprété ce thème à sa manière 

 

 Christine : Gilbert CESBRON

Gilbert Cesbron : 1913-1979

écrivain, d’inspiration catholique qui a écrit sur des sujets sociaux .

La lecture de ces livres m’a passionné durant mon adolescence, moi

qui habitait un quartier ouvrier où la paroisse Saint-Hipollyte, jouait un

rôle culturel important. Et où les prêtres appartenaient à la Mission de France.

Notre prison est un royaume (1948). L’ouvrage qui lui apporte la célèbrité.

Chiens perdus sans colliers (1954) traite des enfants délinquants et du rôle

du juge pour enfants et des éducateurs de rue.

Les Saints vont en enfer (1952) traite des prêtres ouvriers, devenus solidaires

de leurs collègues et remis en question par leur hiérarchie.


La pièce de théatre, Il est minuit , docteur Schweitzer (1950) sera adapté pour le cinéma. C’est l’histoire d’un médecin alsacien, avant 1914, missionnaire protestant qui lutte contre la malaria dans un pays d’Afrique de l’Ouest qui , remis en cause par un administrateur colonial, devra rentrer chez lui.

                                                                                                    Christine 

 

 

 

Cécile : "La princesse de Clèves" Madame de Lafayette

Madame de LA FAYETTE

née Marie Madeleine Pioche de la Vergne en 1634 disparue en 1693. Romancière du Grand Siècle (de Louis XIV à Henri IV), épistolière, historienne. Épouse de François Motier, Comte de La Fayette (haute noblesse auvergnate) avec lequel elle a 2 enfants. Dans son roman elle s’inspire de son propre vécu.

L’histoire se déroule entre 1558 et 1559 sous le règne d’Henri II (2ème fils de François 1er) puis François II.

Le début du roman décrit avec minutie : l’univers de la cour, ses mœurs, son faste, ainsi que le libertinage, la galanterie, l’hypocrisie, les faux semblants, les alliances ou les rivalités des nobles dans la cour d’Henry II.

La Princesse de Clèves se place au-dessus de toutes ces intrigues. Elle fait preuve de sagesse et de vertu. Cependant, au cours d’un bal, elle rencontre le Duc de Nemours ; ils tombent amoureux l’un de l’autre au premier regard. Mariée au Prince de Clèves, elle va résister de toutes ses forces à ce penchant.

Par ce modèles de roman psychologique, Madame de La Fayette met en avant :

. la méfiance envers l’amour de la Princesse

. sa souffrance cachée

. la droiture de ses sentiments

Du XVIII  siècle à nos jours l’œuvre de Madame de La Fayette a inspiré de nombreux auteurs (Balzac, Radiguet…) et l’Éducation Nationale.

PS : Dans ma lecture récente  de "Les confessions d'un enfant du siècle" d'Alfred de Musset, j'ai retrouvé bien des analyses de sentiments décrits par Madame de La Fayette dans La Princesse de Clèves.

Cécile

    

 Christiane : "le lys dans la vallée" BALZAC  

 "Oui, la première femme que l'on rencontre avec les illusions de la jeunesse est quelque chose de saint et de sacré."
Balzac en fit l'expérience. Il imagine son roman comme une confession. Félix de Vandenesse raconte, avant de l'épouser, ses amours passées à la comtesse de Manerville. Très jeune, au cours d'un bal, il couvre de baisers les épaules - d'une belle inconnue assise à ses côtés. Mme de Mortsauf était douce et maternelle. Il l'aima, et ce lys dans une vallée de Touraine brûla d'amour pour lui. Son mari ne vivait que pour la défunte monarchie, et Félix quitta la vallée pour une brillante carrière politique et mondaine à Paris, au bras d'une sensuelle marquise anglaise. Mme de Mortsauf avait la beauté d'un ange, elle le devint. Le roman de Balzac est aussi "l'histoire des Cent Jours vue d'un château de la Loire".

 

Hélène "l'île au trésor" R.L. STEVENSON


 Le jeune Jim Hawkins se lie, plus ou moins de bon gré, avec un vieux marin débarqué et installé un beau jour dans l’auberge de son père, « L’amiral Benbow ».
De mystérieux et menaçants visiteurs se succèdent, jusqu’à la mort brutale du vieux marin pendant l'attaque de l'auberge par une bande de pirates.
Jim et sa mère fouillant le coffre du défunt pour récupérer ce qu’il devait à l’auberge, y découvrent un paquet scellé que le châtelain local, le chevalier Trelawney, et le magistrat, le Dr Livesey, décident d’ouvrir. Ils y découvrent une carte au trésor et décident de frêter un navire et de partir tous les trois pour l’île à la recherche du trésor.
Ils affronteront de dangereux pirates, menés par Long John Silver, pirate à la jambe de bois que craignait tant le vieux marin. 
La vie du jeune Jim Hawkins bascule le jour où un marin ivrogne et balafré s'installe dans l'auberge tenue par ses parents. Qui est réellement celui que l'on surnomme le "capitaine" ? Pourquoi se cache t-il ? Une nuit, des pirates attaquent l'auberge. Jim n'a que le temps de s'enfuir, emportant avec lui le secret du vieux forban : la carte d'une île abritant un fabuleux trésor...

 

Annette : Louis PERGAUD  "la guerre des boutons"

Il commença par la blouse, il arracha les agrafes métalliques du col, coupa les boutons des manches ainsi que ceux qui fermaient le devant de la blouse, puis il fendit entièrement les boutonnières, ensuite de quoi Camus fit sauter ce vêtement inutile ; les boutons du tricot et les boutonnières subirent un sort pareil ; les bretelles n'échappèrent point, on fit sauter le tricot.
Ce fut ensuite le tour de la chemise : du col au plastron et aux manches, pas un bouton ni une boutonnière n'échappa...
- T'as pas de " caleçon ? " non ! repris Lebrac, en vérifiant l'intérieur de la culotte qui dégringolait sur les jarrets.
- Eh bien, maintenant, fous le camp !
Cela fait des générations que les enfants de deux villages voisins se font la guerre. Les uns sont de Longeverne, les autres de Velrans. Face à Lebrac, dit le grand Braque, et ses fidèles lieutenants se dressent l'Aztec des Gués et ses troupes. Le jour où une insulte jusque-là inconnue est lancée par ceux de Longeverne, une guerre aussi terrible qu'inattendue est déclarée : l'impitoyable guerre des boutons.
Cette épopée truculente de Louis Pergaud, devenue un classique, évoque l'amitié, parfois mêlée de cruauté avec une verve réjouissante

                                          "De Goupil à Margot"


 De Goupil à Margot est un recueil de poèmes et de nouvelles. Louis Pergaud se focalise sur les similitudes entre les instincts amoraux des animaux, et les activités immorales des hommes, une position guidée par son fervent anti-militarisme.
Au temps jadis, ce qui remonte au XII° siècle, le grand pilleur de poulaillers plein de ruse et malice maintenant connu sous le nom de renard, s'appelait un"goupil", terme dérivé de "vulpecula" diminutif du mot "vulpes" par lequel la langue latine, principale ancêtre de la nôtre, désignait cet animal, comme diraient les érudits qu'intéresse l'évolution de notre belle langue; et il dut d'être ainsi rebaptisé au succés du "roman de renart", satire de la société féodale où les hommes étaient dépeints sous le masque d'animaux.
Ce n'est pas dans une intention satirique envers les hommes de son temps que Louis Pergaud a donné le patronyme de Goupil au héros de son premier récit, comme celui de Fuselie, de Nyctalette, de Rana ou de Margot aux héros des récits suivants, mais pour raconter l'histoire des bêtes qui peuplent nos bois et nos champs ; et si les gens y font mauvaise figure, la raison en est qu'ils ne s'y montrent pas à leur avantage. Aveugles comme ceux qui abêtissent Margot la pie, avec un sourd remords comme le braconnier Lisée, qui est à l'origine de la tragique aventure de Goupil. Les bêtes ne sont déjà pas tendres entre elles, le drame du lièvre Roussard le prouve; ainsi le veut la loi du monde que Louis Pergaud nous fait connaître ici avec un admirable talent de conteur et de naturaliste.

 


Constance : Mircea ELIADE  "Mademoiselle Christina

L’auteur, de nationalité roumaine, est surtout connu comme un historien des religions et comme mythologue.

Au début de sa carrière il a écrit quelques romans dont fait partie « mademoiselle Christina » ; ils ont eu beaucoup de succès en Roumanie car ils reprennent certains des mythes locaux.

Il  est né en 1907 et c’est l’année d’une révolte de paysans causée par la famine, et durement réprimée ; c’est aussi la date de la mort de son personnage principal, cette mort étant liée à cette révolte.

Dans mes souvenirs mademoiselle Christina était une belle jeune fille romantique ; en fait c’est un personnage maléfique aux mœurs très libres.  C’est une Strigoï, une défunte qui vient tourmenter jusqu’à la mort ses proches encore vivants, en puisant leur énergie vitale ; comme les vampires elle se nourrit de sang.

Beaucoup d’évènements surnaturels et fantastiques surviennent et ce sont les personnages masculins invités, notamment le plus jeune, qui en sont les témoins. On ne sait pas toujours où se situe la frontière entre les rêves et la réalité.

Constance
 
Anne : Pearl BUCK "Vent d'est vent d'ouest"

Pearl Sydenstricker (épouse Buck), connue aussi sous son nom chinois Sai Zhenzhu ( 賽珍珠) , est née en Virginie occidentale en 1892 et morte en mars 1973 dans le Vermont. Elle est une femme de lettres américaine et a obtenu le prix Nobel de littérature en 1938.

Alors qu'elle n'a que 3 mois, ses parents missionnaires presbytériens partent pour la Chine où elle va apprendre le mandarin avant l'anglais. Elle fait ses études universitaires en Virginie, puis retourne en Chine où elle épouse en 1917 John Buck, un ingénieur agronome américain, avec qui elle part à  Suzhou, dans l'Est de la Chine. Elle s'établit ensuite à Nankin jusqu'à 1927, puis au Japon et revient en 1933 aux Etats-Unis, où elle divorce en 1935.

 Kwei-Lan vient d'être mariée, sans le connaître, à un homme de sa race mais qui revient d'Europe. Ce chinois n'est plus un chinois, il a oublié la loi des ancêtres, il ne reconnait, ne respecte ni les coutumes, ni les rites...
Le frère de Kwei-Lan vient de passer trois ans en Amérique, l'héritier mâle, dépositaire du nom et des vertus de la race, annonce son mariage avec une étrangère ; il revient avec elle...

Le roman aborde avec beaucoup de délicatesse la confrontation de l’empire du milieu et de l’occident, des générations, du respect de la culture et de l’ouverture à un autre mode de vie. La confrontation des cultures, de la science et de la médecine, des traditions (pieds bandés par exemple). Le chemin à faire pour les femmes pour accepter d’être l’égale des hommes.

Baignés dans la classe très bourgeoise et surtout très traditionnelle en chine.

Même si le roman est un peu « à l’eau de rose », il est empreint de délicatesse, de tendresse et de respect. 

Anne 

 

Prochaines lectures :   

Lundi 15 Décembre : Les auteurs polonais

Lundi 12 Janvier 2026 : les femmes écrivaines francophones

 

Lectures d'Octobre

 

Les Couleurs 

 

Livres présentés :

Christiane :


"Le mystère de la chambre jaune" Gaston Leroux 

La porte de la chambre fermée à clef « de l'intérieur », les volets de l'unique fenêtre fermés, eux aussi, « de l'intérieur », pas de cheminée...
Qui a tenté de tuer Mlle Stangerson et, surtout, par où l'assassin a-t-il pu quitter la chambre jaune ?
C'est le jeune reporter Rouletabille, limier surdoué et raisonnant par « le bon bout de la raison, ce bon bout que l'on reconnait à ce que rien ne peut le faire craquer », qui va trouver la solution de cet affolant problème, au terme d'une enquête fertile en aventures et en rebondissements.
Tenant en haleine le lecteur de la première à la dernière page, "Le Mystère de la chambre jaune" est devenu un classique du roman criminel.
Stangerson et sa fille Mathilde habitent le château du Glandier où ils poursuivent leurs recherches scientifiques. La presse annonce la tentative de meurtre sur Mathilde qui dormait dans la "Chambre Jaune". Alerté par ses cris, son père n'a pas vu d'assassin dans la pièce qui ne comporte qu'une porte et une seule fenêtre grillagée.
Le jeune Rouletabille, reporter à l'Époque, se rend au Glandier avec Sainclair, son ami avocat. Ils y retrouvent M. de Marquet, le juge d'instruction obtus, Darzac, le fiancé de Mathilde à la conduite équivoque, le grand Fred Larsan, un policier renommé, et un mystérieux "homme vert..."
Vingt ans avant Tintin, Rouletabille préfigurait le reporter débrouillard. Sa jeunesse l'emporte sur des personnages plus hauts sur l'échelle sociale, trop coincés dans leurs convictions : c'est un nouveau siècle qui s'annonce.
Écrite en 1907 par l'un des pères du polar français, cette histoire demeure l'archétype du problème de local clos.  


"le parfum de la femme en noir"
Gaston Leroux

On retrouve dans Le Parfum de la dame en noir tous les personnages du fameux Mystère de la chambre jaune. Grâce à Rouletabille, le mariage de Robert Darzac et de Mathilde Stangerson a enfin eu lieu et la mort de leur ennemi est officiellement constatée. A peine partie en voyage de noces, cependant, la belle Mathilde appelle Rouletabille à son secours. Leur impitoyable ennemi est réapparu ! La situation devient alors angoissante : disparition, crime... Le mystère s'épaissit. Le jeune reporter Rouletabille aura besoin de tout son flair et de son intelligence hors pair pour venir à bout de cette véritable "histoire du diable." 

 

Cécile

"Mars la rouge" - "Mars la verte" - Mars la bleue"  Kim Stanley Robinson 

Le premier volet de la saga visionnaire et culte.
Demain.
Cent pionniers s'embarquent à bord de l'Arès, un immense vaisseau spatial dans lequel ils vont voyager une année entière. Leur destination ? Mars.
Seul un homme y a déjà posé le pied, John Boon, légende vivante qui s'est porté volontaire pour ce second voyage, sans espoir de retour vers la Terre. Car les hommes et les femmes de l'Arès devront aller au-delà de l'exploration : ils devront rendre habitable ce monde hostile, descendre dans ses canyons pour y chercher de la glace, ensemencer les vallées où coulèrent des fleuves, braver le désert pour y inventer de nouvelles villes avec des matériaux nouveaux. Mais ils devront surtout affronter leurs différences politiques et religieuses pour recommencer l'Histoire.


 Au début du XXIe siècle, Mars, symbole universel de la conquête de l'espace à travers les âges, n'est plus un rêve inaccessible et l'homme se lance immédiatement dans sa colonisation. Des voix s'élèvent aussitôt, rappelant le triste passé de la Terre en Afrique ou en Amérique. S'opposant aux ambitions des multinationales, une partie des immigrants, menée par les premiers colons, se révolte contre la "terraformation" puis contre l'exploitation sauvage des ressources. Mais la répression des grands argentiers du monde va être terrible. Et lorsque la pression des populations terriennes, poussées par la misère, la surpopulation et les catastrophes climatiques, enflamme la situation sur Terre, que vont pouvoir faire les quelques poignées de Martiens déjà bien affaiblis face à cette nouvelle crise ?

 Le troisième et dernier volet de la saga visionnaire et culte.
Le Vert a triomphé, Mars est " terraformée ". Ceux qui espéraient préserver la planète rouge dans sa terrible beauté ont perdu la bataille. Leur objectif, désormais : empêcher l'invasion des Terriens. Et qu'importe si, sur la planète mère, la situation est désespérée : un déluge cataclysmique a fait monter l'eau des océans, aggravant une surpopulation déjà critique. Poussés par le désespoir, les Terriens sont prêts à tout, et même à déclarer la guerre à Mars. Il s'agit alors maintenant de conquérir les autres planètes du système solaire. Les premiers colons s'embarquent dans des astéroïdes évidés pour des voyages de plusieurs dizaines d'années. Un nouveau départ pour l'humanité ?

 


"Bleu de Delft" Simone Van Der Vlugt 

 À la mort – mystérieuse – de son mari, la jeune Catrijn quitte sa campagne néerlandaise natale pour tenter sa chance à la ville. Le hasard des rencontres la mène à Amsterdam où elle est engagée comme intendante par la famille van Nulandt. Passionnée de peinture, Catrijn aide la maîtresse de maison – bien moins douée – à parfaire son apprentissage. La ville est alors à son apogée : la richesse des vaisseaux revenant des colonies permet l'essor de l'art, de l'artisanat et des sciences. Catrijn fera la rencontre marquante de Rembrandt dans son atelier.
Mais, poursuivie par son passé, en la personne d'un ancien valet de ferme qui menace de révéler les circonstances de la mort de son mari, Catrijn doit fuir. Monsieur van Nulandt la recommande alors à son frère, Evert, qui l'embauche dans sa faïencerie à Delft. Le succès de Catrijn est immédiat – elle va mettre au point le célèbre bleu de Delft –, et elle prend une importance grandissante dans l'atelier et le cœur d'Evert. Elle va se former auprès de Carel Fabritius, ancien maître et ami de Vermeer, ce dernier voyant d'un œil bienveillant les stupéfiants progrès de la jeune femme.
Tiraillée entre deux hommes, Catrijn va devoir faire des choix et, malgré l'explosion de la poudrière qui ravage la ville de Delft en 1654 et la peste venue s'abattre sur la ville quelque temps après, la jeune femme va tracer avec courage son propre chemin.


"Neige" Maxens Fermine 

"C'était une nuit de pleine lune, on y voyait comme en plein jour. Une armée de nuages aussi cotonneux que des flocons vint masquer le ciel. Ils étaient des milliers de guerriers blancs à prendre possession du ciel. C'était l'armée de la neige."
Au Japon, à la fin de XIXe siècle, le jeune Yuko s'adonne à l'art difficile du haïku. Désireux de perfectionner son art, il traverse les Alpes japonaises pour rencontrer un maître. Les deux hommes vont alors nouer une relation étrange, où flotte l'image obsédante d'une femme disparue dans les neiges.
Dans une langue concise et blanche, Maxence Fermine cisèle une histoire où la beauté et l'amour ont la fulgurance du haïku.
On y trouve aussi le portrait d'un Japon raffiné où, entre violence et douceur, la tradition s'affronte aux forces de la vie. 

 

Hélène

"Les couleurs de nos souvenirs" Michel Pastoureau

Que reste-t-il des couleurs de notre enfance ? Quels souvenirs gardons-nous d’un lapin bleu, d’une robe rouge, d’un vélo jaune ? Ont-ils vraiment revêtu ces couleurs ? Plus tard, lesquelles associons-nous à nos années d’études, à nos premières amours, à notre vie d’adulte ? Comment la couleur s’inscrit-elle dans le champ de la mémoire ? Comment est-elle capable de la stimuler ? de la transformer ? Ou bien, au contraire, comment est-elle victime de ses caprices ou de ses intermittences ?
Pour tenter de répondre à ces questions – et à beaucoup d’autres – Michel Pastoureau nous propose un journal chromatique s’étendant sur plus d’un demi-siècle (1950-2010). Souvenirs personnels, notations prises sur le vif, propos débridés, digressions savantes ou remarques propres à l’historien, ce livre retrace l’histoire des couleurs en France et en Europe depuis le milieu du XXe siècle. De nombreux champs d’observation sont parcourus ou évoqués : le vocabulaire et les faits de langue, la mode et le vêtement, les objets et les pratiques de la vie quotidienne, les emblèmes et les drapeaux, le sport, la littérature, la peinture, les musées et l’histoire de l’art.
Ce journal chromatique, tour à tour ludique, poétique ou nostalgique, est à la fois celui de l’auteur et celui de nos contemporains. Nous vivons dans un monde de plus en plus coloré mais où la couleur reste un lieu de mémoire, une source de plaisirs et plus encore une invitation au rêve.

Véronique :


"Dictionnaire des couleurs de notre temps" Michel Pastoureau 


- Comment la couleur peut-elle être thérapeutique ? polluante ? vulgaire ?
- Une robe jaune est-elle vraiment jaune ?
- Marron est-il toujours synonyme de brun ?
- L'adjectif orange prend-il un S au pluriel ?
- Les bonbons à la menthe verts sont-ils plus doux que les blancs ?
- Pourquoi le code de la route fait-il un usage immodéré du rouge ?
- Depuis quand le bleu marine est-il la couleur vestimentaire la plus portée ?
- Comment le vert des pharmacies est-il devenu celui des bennes à ordures?
- Qu'est ce qu'une couleur baie, amarante, Isabelle, gorge-de-pigeon, caca dauphin? 


Anne :

"Je suis né un jour bleu" Daniel Tammet 


 Ce témoignage est un voyage aux côtés d'un jeune homme aux capacités hors du commun. Comme le héros de Rain Man, Daniel Tammet est un autiste savant, un génie des nombres. Son cerveau lui permet d'effectuer des calculs mentaux faramineux en quelques secondes.
Pour lui, les nombres sont des formes et des couleurs.
Il a ainsi mémorisé les 22 514 premières décimales du nombre pi, un exploit qui a nécessité plus de cinq heures d'énumération en public. Daniel est également un linguiste de génie : il parle sept langues et a appris l'islandais en une semaine.
Bien qu'autiste, il n'est pas coupé du monde : il est capable d'avoir une vie sociale et de raconter ce qui se passe dans sa tête. Les plus éminents neuro-scientifiques s'intéressent à son cas.
Daniel décrit avec une simplicité bouleversante son enfance à Londres, dans une famille de neuf enfants. Il raconte ses années d'école, la découverte de sa différence, le soutien aimant de ses parents, la conquête de l'indépendance, la route vers la célébrité.
Aujourd'hui, Daniel a 28 ans. Il vit dans le Kent avec Neil, son compagnon.

 

Mathilde a présenté de magnifiques livres pour enfants (les adultes s'en régalent)


"Petit bleu petit jaune" Léo Lionni 

 Petit-Bleu vit à la maison avec Papa-Bleu et Maman-Bleu. Il a plein d'amis, mais son meilleur ami c'est Petit-Jaune. Petit-Jaune habite juste en face avec Papa-Jaune et Maman-Jaune. Petit-Bleu et Petit-Jaune sont tellement contents de se revoir aujourd'hui qu'ils s'embrassent et deviennent... tout vert ! Mais leurs parents vont-ils les reconnaître? 

 

                    "Une histoire de caméléon" Léo Lionni 

Vert dans les feuilles, jaune sur le citron, violet dans la bruyère et noir dans la nuit, le caméléon en a assez de changer sans cesse de couleurs. Jusqu'au jour où il rencontre un autre caméléon qui a peut-être une solution pour être plus heureux... à deux!  

"Noir comme le café blanc comme la lune" Pili Mandelbaum

Maman est noire comme le café, Papa est blanc comme la lune... non, comme le lait ! Et moi, je suis café au lait ! Un album qui traite avec délicatesse et humour de la difficulté d'accepter sa différence.  

 

 "Chien bleu" Nadja   

    Charlotte a un ami qui n'est pas comme les autres. C'est un chien au  pelage bleu et aux yeux vert brillants comme des pierres précieuses.Il vient la voir tous les soirs.  Charlotte aimerait le garder mais sa maman s'y oppose C'est alors qu'elle se perd dans la forêt.                                                                   


Michèle :


"La dame en bleu"
Javier Sierra 

Los Angeles : les rêves de Jennifer Narody, ancienne chercheuse pour la CIA atteinte d’épilepsie extatique, sont hantés par une mystérieuse femme en bleu.
Trois siècles plus tôt, cette même apparition a visité les chefs d’une tribu indienne au Nouveau-Mexique, leur révélant l’existence de Jésus et annonçant l’évangélisation de leur peuple par les missionnaires franciscains. En 1629, déjà, l’aura fantastique de cette sœur Maria Jesus, religieuse espagnole, douée de « bilocation » et de « télé transportation », avait ébranlé la foi catholique.
De l’autre côté de l’océan, le jeune Carlos Albert, journaliste à la revue « Mystères », est pris dans une terrible tempête de neige, qui le pousse à se réfugier dans la petite ville espagnole d’Agreda. Il atterrit dans un couvent oublié du 17e siècle, fondé par cette nonne légendaire. Intrigué par la rumeur de ses incroyables pouvoirs, il tente d’en savoir plus.
Les indices qu’il découvre le conduisent sur la piste d’un cardinal kidnappé, d’un espion de la CIA, il part aux États-Unis, et finalement, à Los Angeles, rencontre Jennifer Narody, qui détient la clé d’une énigme que l’Église catholique, le Pentagone et Carlos sont bien décidés à élucider.
 

 

Prochains groupe lecture :

Lundi 17 Novembre : des livres d'auteurs oubliés (par nous) 

Lundi 15 Décembre : les auteurs polonais

Un site de critiques litteraires : https://www.en-attendant-nadeau.fr/