Lectures du mois d'avril

 l'Inde


Christine

Rabindranath Tagore
Tagore est un poète, dramaturge, romancier, philosophe, peintre, c’est un artiste

du Bengale , né à Calcutta en 1861 et mort en 1941.

Il s’est engagé toute sa vie pour la reconnaissance des droits des peuples et des

individus. A reçu le prix Nobel de littérature en 1913. A été un proche de Gandhi.


 "Kabuliwallah et autres histoires"
Kabuliwallah (marchand ambulant) est un recueil de 22 nouvelles qui se déroulent au

Bengale.

Des petites histoires vécues dans la chair et l’esprit des plus démunis Tout ce qu’une

société peut taire ou refouler.

Un poète du dimanche relégué dans un village apprend à lire à une enfant -servante.

Deux voisins se disputent à cause d’un citronnier, une petite fille de 5 ans se lie

d’amitié avec un colporteur afghan qui disparaît brutalement
! Des scènes de la vie
quotidiennes brossées avec poésie et bonté d’âme. Qui mettent l’accent sur les droits

bafoués des plus faibles, en particulier les enfants et les femmes.

Du même auteur
: à lire : la petite fiancée. Une histoire d’amour qui met en scène une
jeune fille farouche et rebelle transformée par l’amour sincère et patient d’un jeune

homme.

"Contes des sages de l’Inde"
Martine Quentric-Seguy


Un très joli petit recueil dans la collection créée par Henri Gougaud au

Seuil. Des histoires indiennes de sagesse qu’on peut découvrir en ouvrant

de temps en temps une page au hasard, à la recherche d’un conseil ou

d’une vérité





Cécile 

"le jardinier d'amour" Rabindranath TAGORE

Comme Gandhi, la pensée anti-impérialiste de Rabindranath Tagore (1861-1941), le prix Nobel de littérature de 1913, prône un universalisme asiatique fondé sur le principe du réveil religieux. Mais on peut également comparer « Tagore à Victor Hugo pour son génie de poète et d'écrivain, pour son talent de dessinateur, pour sa pensée sociale » (J. Filliozat) L'ouvre de Tagore est écrite en Bengali, langue très musicale dans laquelle son art poétique est parvenu au plus haut degré de richesse et de liberté.




"L'équilibre du monde" Rohunton MISTRY

A travers la vie d'un seul quartier et de son petit peuple de cour des miracles habité par des personnages venus de tous horizons , Rohinton Mistry réussit une fresque bigarrée et sensible qui est tout à la fois une parabole de la condition humaine et de l'odyssée d'une nation.
Révélation de la littérature anglo-indienne en plein essor, consacré par le succès et la critique internationale, Rohinton Mistry démontre un talent romanesque digne d'un Dickens ou d'un Hugo. Scènes de tendresse, épisodes d'une drôlerie pathétique, séquences de violences et d'horreurs, problèmes politiques en arrière-plan : l'Equilibre du monde est bien plus qu'une fiction, il est un monde à lui seul.
Un roman-fleuve charriant dans ses remous tout un flot de sentiments, d'émerveillements et de révoltes, une immense saga aux vertus stimulantes et magiques.



Frédérique  

"Mon refus et mon orage"  Arundhati ROY 


Dans ce récit littéraire d’une infinie beauté, c’est toute la puissance romanesque de la grande autrice indienne du Dieu des petits riens que nous retrouvons avec délice. Arundhati Roy revient sur son enfance dans le Sud de l’Inde, élevée avec son frère par Mary, mère célibataire et combative, adulée de toute la région pour avoir monté une école. Personnalité publique adorée donc, mais mère atroce et abusive une fois la porte refermée, cette figure maternelle double fut toute sa vie son refuge et son orage. Nous découvrons la violence de l’enfance, puis le départ de Roy à seize ans pour fuir le foyer familial et découvrir la liberté à Delhi, y vivre ses premières amours, découvrir le monde de l’architecture puis du cinéma, et goûter au succès international si jeune avec la publication éclatante de son premier roman. Suivront ses combats contre l’injustice et le gouvernement hindou… Mais au-delà de la vie de l’autrice, le centre névralgique demeure le portrait d’une mère insaisissable qu’elle vient de perdre, personnage romanesque haut en couleurs, aussi fascinant qu’effrayant.


Christiane



"Toutes ces vies jamais vécues" Anuradha ROY

En 1937, Gayatri quitte l'Inde pour Bali, dans le sillage d'un artiste allemand, afin de retrouver sa liberté et de se consacrer à la peinture. Elle laisse derrière elle son mari et leur fils de neuf ans. Lorsque ce dernier, à la fin d'une vie façonnée par cette terrible absence, reçoit d'une ancienne voisine un paquet de lettres de sa mère, il revisite ses souvenirs et succombe à l'obsession qui a marqué son enfance : pourquoi l'a-t-elle abandonné ? Un merveilleux roman, à la fois historique et poétique, sur la trajectoire heurtée d'une femme libre et sur la douloureuse posture d'attente adoptée par son fils.



Anne

Anita Nair, née en 1966 à Mundakottakurissi, près de Shoranur, est une écrivaine, poétesse, romancière et nouvelliste indienne originaire du Kerala. Elle vit à Bangalore. Depuis son premier succès, Compartiment pour dames, traduit en 29 langues, elle s’est imposée comme un des auteurs phares de la littérature indienne. Elle a publié une dizaine de romans, dont Quand viennent les cyclonesL’Inconnue de BangaloreDans les jardins du Malabar et L’Abécédaire des sentiments chez Albin Michel.

« Compartiment pour dames »

Akhila brahmane qui a pris soin de sa famille : mère et frères et sœur décide de vivre un peu pour elle. Elle veut savoir si elle peut vieillir seule. Elle prend le train de nuit, compartiment pour dames, tout au long du voyage, on va entendre le récit de chacune d’elle.

Janaki, femme âgée raconte le bonheur de son mariage jusqu’à la naissance de son fils. Elle n’est plus alors que mère.

Sheela va parler des rapports pervers entre sa mère et sa grand-mère

Margaret, fascinée par son mari qui va petit à petit tenter de la mettre sous son emprise. Elle va alors le détester et se venger en le faisant grossir afin qu’il perde toute la séduction qu’il suscitait.

Praba Dhevi en suivant son mari à New York veut s’émanciper. Elle va séduire un ami du mari qui va la violer.

Son amie d’enfance retrouvée va l’aider aussi à ne pas s’enfermer à écouter ses désirs.

Chacune de ces femmes tente de trouver la liberté où elles le peuvent

Réflexion sur la féminité, la vieillesse, le désir féminin, les relations hommes/femmes. On y parle aussi avortement, homosexualité, pédophilie, contraception.

La cuisine, les plats, les saveurs ont aussi toute leur place dans ce récit.


On peut remarquer que les autrices femmes ont marqué notre soirée


Prochaines rencontres :

Lundi 18 Mai : Delphine de Vigan

Lundi 15 Juin : la Grèce