Les autrices francophones
écrivaines présentées :
Cécile :
Leonara MIANO
née le 12/03/1973 à Douala au Cameroun - Vit en France de 1991 à 2019 puis au Tog Théâtre, nouvelles, essais, romans - Grand prix d'Afrique pour l'ensemble de son œuvre.
Prix Femina en 2013 pour la "Saison de l'ombre" : Traite négrière
Prix Goncourt des Lycéens pour "Contours du jour qui vient" : Histoire d'une petite fille de 9 ans abandonnée par sa mère qui l'a croit possédée et responsable de la mort de son père.
Choix Goncourt de la Pologne.
Chevalière d l'ordre des arts et des lettres en 2014
Dénonce : racisme - injustice - intolérance.
lu de 2 livres :
"L'intérieur de la nuit"
: Premier roman (6prix) Tableau très dur de l'Afrique avec ses codes, ses rites,
ses croyances, ses démons, la résignation des opprimés.
"Rouge Impératrice" : entre utopie et dystopie
L'auteur imagine une Afrique unifiée, sous la gouvernance d'un seul Chef d' état, où se sont réfugiés les descendants d'européens qui avaient quitté leur pays au cours du 21ème siècle parce qu'ils s'estimaient envahis par les migrants. Ces réfugiés sont désormais appauvris et repliés sur eux-mêmes.
Le Chef d' Etat veut les chasser à l'instar des durs du régime, mais sa bien-aimée veut leur tendre la main.
Renversement ironique : l'obsession nationaliste et le malaise des minorités dans un environnement panafricain.
Christine :
Chantal PORTILLO
Nationalité : France
Né(e) : 1957
Romancière, nouvelliste, essayiste, Chantal Portillo est aussi art-thérapeute.
Passionnée par la littérature contemporaine, elle anime ateliers de lecture et
rencontres littéraires.
Elle a reçu la mention Attention talent Fnac pour La femme pluie, son troisième
roman.
"La femme pluie" Chantal PORTILLO
Joseph, Victor, Isabella la femme pluie, Charles, Isabeau, Djamina,
Et aussi Ada
C'est une vie gâchée par le poids des traditions et
l'emprise de la mère. Même l'amour ne réussit pas à empêcher l'autodestruction.
Mais Joseph avait honte. Il avait honte de l'intérêt, de l'amitié que lui portaient Charles et Victor. Il avait honte de l'attachement d'Isabella. Il avait honte de ses possibilités de dissimulation.
Comme une nausée, le mot maternel lui revient en bouche "gourgandine". L'image de sa mère moins prégnante ces derniers mois, s'imposa avec force.
Il avait cru réparer en l'épousant. Mais, lui il transportait sa cage et elle était invisible.
Elle croyait avoir un mari, elle vivait avec une ombre ...
Les Joseph Olvido soigneusement forgés, rigoureusement identiques depuis des
siècles.
Hélène
"Le fils du pauvre" Mouloud FERAOUN
Une enfance et une adolescence dans une famille Kabyle, pendant l'entre-deux-guerres. C'est, à peine transposée, la jeunesse même de Mouloud Feraoun que nous découvrons. Ce témoignage plein de vérité et d'une émotion qui se teinte volontiers d'humour est d'un admirable conteur, qu'on a pu comparer à Jack London et à Maxime Gorki.
