Lectures d'Octobre

 Le TRAIN

 

AMERICAN DIRT Jeannine Cummins

(Paru en 2020)


Fuite vers les USA de Lydia, libraire à Acapulco, et de son fils de 10 ans après avoir vu son mari et le reste de sa famille massacrés par un puissant cartel de la drogue.

Ils emprunteront la fameuse BESTIA, chemin de fer de marchandises, qui traverse le Mexique jusqu'à la frontière. Ce sont des milliers de migrants du centre de l'Amérique qui s'en servent pour atteindre eux aussi le nord, avec les énormes difficultés pour voyager dans telles conditions aléatoires : voyages sur les toits des wagons si on a la chance de pouvoir y grimper au vol et s'y maintenir.... Poursuite de la police aux arrêts, etc... L'auteure décrit avec beaucoup d'empathie tout ce milieu de migrants dont une poignée pourra se retrouver sur le sol américain. Lors de la fuite de notre héroïne, que de rencontres, d'amitiés, de trahisons.... Des moments trépidants, d'autres émouvants, de la violence, de la poésie. Passionnant même si de rare fois c'est un peu longuet, on ne le lâche pas avant de savoir si Lydia réussira à passer la frontière. Que de rebondissements jusqu'aux dernières pages ! N'hésitez à l'emprunter, il est à la biblio.


Claude





« Railway Bazaar » Paul Théroux

Vous pensez que les voyages en train sont longs, monotones et ennuyeux ?

Que nenni !

Pour changer de point de vue, découvrez l’écrivain-voyageur Paul Theroux, un auteur américain né en 1941.

L’aventure, le rêve, l’humour vous accompagnent tout au long des rails entre descriptions poétiques et observations sociologiques.

Avec le « Voyage excentrique et ferroviaire autour du Royaume-Uni », longez le littoral de la Grande Bretagne des années 80 et visitez quelques 500 cités et villages.

« Railway Bazaar » vous emporté vers l’extrême orient à bord de tortillards et de trains aseptisés.

Et d’autres récits à découvrir.

Bon voyage. 

Annette



« Train de nuit pour Lisbonne » par Pascal Mercier


A Berne, le professeur de lettres classiques, Raimond Gregorius mène une vie tranquille.

Mais un matin, en se rendant à son lycée il croise une femme portugaise désespérée sur un pont. Dans la même journée, dans une librairie, il tombe en arrêt devant un livre écrit par un poète portugais. Ces deux rencontres le bouleversent et le soir même, il prend un trait de nuit pour Lisbonne. Il décide de mener une enquête auprès de ses proches pour découvrir qui est vraiment Amadeus de Prado, médecin, écrivain et résistant au régime de Salazar.


Christine



« 06H41 » Jean-Philippe Blondel

Troyes, Cécile, contrairement à ses habitudes prend le train du lundi matin alors que Philippe prend le même train. Le hasard les assoit l’un à côté de l’autre. Ils furent amant dans leur jeune temps. Se reconnaissent-ils ? en tous cas ils font « comme si non ». Mais chacun va revivre cette époque avec les douleurs, les regrets, les colères. On assiste à 2 monologues intérieurs.

Une parenthèse, à la fois trop longue et trop brève. Un homme honteux, Une femme blessée.

Anne



« L’ile des oubliés » Victoria Hislop  

Née le 8/6/59 à Browley - Angleterre

Elle est une écrivaine, journaliste, romancière : 7 oeuvres à son actif. A pris également la nationalité grecque en 2020. Lors d'un voyage en Grèce, elle rencontre un ancien lépreux, Manoli ; c'est lui qui va lui inspirer son récit.

L'île des oubliés. paru en 2005 ; obtient le prix de la révélation littéraire en Grande Bretagne. Traduit en 35 langues ; 6 millions d'exemplaires vendus dans le monde ; adapté à la télévision grecque en une série de 26 épisodes ; version en bande dessinée.

L'île des oubliés se nomme SPINALONGA. Elle est située en face de PLAKA, un petit village de Crète.

Spinalonga recueillit de 1903 à 1957 une colonie de lépreux ; les bateliers qui accostaient sur l'îlot voyaient tout d'abord une forteresse vénitienne du XVIIIe siècle aux murs incurvés, puis un tunnel débouchait sur le village lui-même où demeuraient les lépreux.

C'est l'histoire d'une famille grecque racontée par l'arrière petite fille qui va se rendre en Crète, dans un premier temps en voyage d'amoureux, mais qui voudra découvrir le passé de toute sa famille car sa mère n'a jamais voulu aborder la question avec elle. Finalement, elle va rencontrer une ancienne amie de sa mère et c'est elle qui lui livrera tous les secrets enfouis de longue date.

Très émouvante succession d'évènements pendant lesquels les personnages sont confrontés à la maladie, la contagion et la mort, la jalousie, l'amour, le dévouement, l'amitié, la honte, la morale mais aussi la vulgarité.

Magnifique plaidoyer contre l'exclusion.

Cécile




« 
Paris-Briançon » Philippe Besson (Ecrivain - Scénariste - Dramaturge)

Né en 1967 à Barbezieux Saint Hilaire dans les Charentes

Autres professions : DRH en entreprise - Critique littéraire - Animateur de télévision

Nombreuses distinctions et nominations

Œuvres principales :

- En l'absence des hommes (évoque les combattants de la guerre de 14/18 et Marcel Proust). Il obtient le prix Emmanuel-Roblès pour ce livre

- Arrête avec tes mensonges

- Un certain Paul Darrigrand – Autobiographies - - Dîner à Montréal

Poitique : A soutenu Ségolène Royal en 2007 - Admirateur de E. Macron à ses débuts, le trouve trop à droite.

 

Paris Briançon :

Epigraphe : Titre d'une chanson d'Alain Bashung "La nuit je mens" (Un homme s'invente une légende pour retenir un amour qui s'en va.)

L'action se déroule dans un train de nuit. L'écriture est cinématographique ; elle nous donne l'impression d'être dans ce train.

Le prologue décrit Paris au printemps et le quai de la gare d'Austerlitz envahi par les voyageurs. L'auteur annonce d'emblée que certains voyageurs ne survivront pas à ce déplacement.

Vient ensuite la description des wagons anciens modèles.

Focus est mis sur une dizaine de voyageurs ; ils vont tisser des liens et peu à peu échanger leurs secrets les plus intimes. Puis se produit le terrible évènement annoncé au cours du récit qui bouleversera la vie des dix personnages et des autres voyageurs.

Cécile


A PROPOS DE VIRGINIA WOOLF

Née Adeline Virginia Alexandra Stephen le 25 janvier 1882 à Londres,

décédée le 28 mars 1841 (59 ans) à Rodmell par suicide (Noyade dans l'Ouse)

Ses parents, Julia et Leslie Stephen, ont déjà été mariés ; elle passe son enfance dans une famille recomposée de 7 frères et soeurs.

A la mort de sa mère en 1897 et de l'une de ses demi soeurs deux ans plus tard, elle fait sa première dépression ; lorsque son père décède en 1904 elle subit un bref internement.

Elle se marie avec Léonard Woolf en 1912 pour qui elle n'a pas d'attirance physique ; ils formeront un couple uni malgré ce manque d'attraction.

Elle devient l'élément central du ''Bloomsbury Group" qui réunit des écrivains, artistes, et philosophes anglais.

Avec son mari, en 1917, ils créent une maison d'édition "Hogarth Press" qui publie la plupart des oeuvres de Virginia.

Sa vie amoureuse est orientée vers le sexe féminin ; Christine Orban l'a très bien décrit dans son roman : "Virginia et Vita".

Dans ce livre Christine Orban nous fait vivre la passion tourmentée, jalouse mais aussi complice de Virginia et Victoria Sackville West ; elle relate également leurs comportements vis-à-vis de leur mari, leur condition sociale très différente. De cet amour naîtra, de la part de Virginia, le personnage d' "Orlando".

Christine Orban : née le 3/10/1957 à Casablanca est une écrivaine, critique littéraire, et dramaturge, Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres ; a écrit une trentaine de livres.

Victoria Sackville West : 9/03/1892 - 2/06/1962 à Knole (Nord Ouest du Kent), essayiste, biographe, traductrice, jardinière. Vie exubérante aristocratique. Outre Virginia, Victoria aura d'autres liaisons dont Violet Keppel dite Trefusis également écrivaine et dont la mère est courtisée par Edouard VII d'Angleterre.

Cécile




À propos d’ »American dirt », Dominique apporte sa contribution, via l’atelier lecture :


https://www.lemonde.fr/livres/article/2020/09/13/american-dirt-le-roman-polemique-de-jeanine-cummins_6051989_3260.html

« American Dirt », le roman polémique de Jeanine Cummins

Histoire d’un livre. Une Mexicaine et son fils fuient la mort qui leur est promise par les cartels. Écrit par une Américaine, ce roman n’est pas passé inaperçu en plein débat sur l’appropriation culturelle. 

Par Ariane Singer(Collaboratrice du « Monde des livres »)

Publié le 13 septembre 2020

  

« American Dirt », de Jeanine Cummins, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Françoise Adelstain et Christine Auché, Philippe Rey, 544 p., 23 €, numérique 15 €.

Jamais Jeanine Cummins n’aurait pu imaginer la tempête qui allait accompagner la parution, en janvier, de son roman American Dirt aux Etats-Unis. « J’étais une autrice de second rang et je n’avais jamais reçu auparavant une grosse somme d’argent pour un livre. Mes trois premiers ouvrages avaient eu un succès modeste. Je pensais que ce roman serait accueilli de la même façon », raconte au « Monde des livres » la romancière, en visioconférence depuis son domicile de l’État de New York. Comme elle se trompait !

American Dirt, qui relate la fuite vers les États-Unis d’une libraire mexicaine, Lydia, et de son fils Luca, à bord d’un train de marchandises, aux côtés de centaines d’autres migrants centre-américains cherchant à échapper à la violence des cartels de la drogue et à la misère, a suscité l’appétit de neuf maisons d’édition. Au terme des enchères, l’autrice a signé un contrat « à sept chiffres » (d’après le New York Times) avec Flatiron Books. Son livre s’est écoulé à 1 million d’exemplaires en vingt-deux semaines, et a été encensé par Stephen King comme par Don Winslow, qui a vu en lui « Les Raisins de la colère de notre époque ».

La question de l’immigration latino

Mais à ce concert de louanges a succédé une avalanche de critiques assassines. Conspué dès sa sortie, en majorité par des auteurs et critiques d’origine latino-américaine, American Dirt a été accusé de simplifier à outrance la question de l’immigration latino, et de donner une vision caricaturale du Mexique, présenté comme un pays uniformément violent et corrompu, dirigé par les seuls cartels de drogue : un « fantasme trumpien », a ainsi fustigé l’écrivaine américano-mexicaine Myriam Gurba, qui a ouvert le bal des reproches.

Mais le tort de Jeanine Cummins, aux yeux de ses pourfendeurs, est sans doute ailleurs : elle se dit « blanche ». C’est ainsi qu’elle s’est présentée en 2015 dans une tribune du New York Times, et dans la note d’intention insérée à la fin du livre – à la requête de son éditeur. Elle s’y demande s’« il n’eût [pas] été préférable qu’une personne au teint légèrement plus brun que le [s]ien » s’attaque à un sujet aussi sensible que la crise migratoire aux États-Unis. Dans un pays où le débat sur l’appropriation culturelle n’a jamais été aussi virulent, cette étiquette n’est pas passée. Pas plus que la phrase, dans ces mêmes pages, où la romancière déplore la façon dont les migrants latinos sont vus aux États-Unis : « Au pire, nous les tenons pour (…) une masse brunâtre et anonyme de gens pauvres et impuissants », écrit-elle, reconnaissant aujourd’hui à quel point ces lignes étaient maladroites.

Lire aussi (février 2020) :  Article réservé à nos abonnés  Guerre identitaire dans la littérature américaine

Piqués, près de 140 écrivains, dont la romancière mexicaine Valeria Luiselli et l’essayiste féministe Rebecca Solnit, ont adressé fin janvier une pétition à la célèbre animatrice de télévision Oprah Winfrey pour qu’elle renonce à recevoir la romancière dans son « Book Club », diffusé sur Apple TV +. L’émission, transformée en débat sur le manque de représentativité des minorités hispaniques dans le monde littéraire aux États-Unis a bien eu lieu ; mais la grande tournée prévue autour du roman dans 40 villes américaines a dû être annulée, pour raisons de « sécurité ».

L’autrice revendique ses « origines métissées »

L’ironie de l’histoire tient à ce que Jeanine Cummins, née en 1975 en Espagne, où son père, militaire, était posté, est elle-même en partie latino-américaine : fille et petite-fille de Portoricains, elle revendique ses « origines métissées ». « Je suis portoricaine, blanche, américaine, irlandaise », décline-t-elle, tout en affirmant qu’elle n’aurait « jamais imaginé devoir aborder publiquement cette question. Ça ne regarde personne ». C’est précisément ce mélange et l’histoire de sa famille comme celle de son mari (un Irlandais resté longtemps sans papiers aux États-Unis) qui l’ont rendue sensible au sort réservé aux migrants.

Lire aussi Seth Greenland : « Aujourd’hui, l’art aux États-Unis doit servir un but moral ou didactique »

Pour rédiger ce livre, auquel elle a consacré cinq ans de travail, Jeanine Cummins a interrogé de nombreux migrants, avocats, universitaires et responsables d’organisations caritatives et humanitaires. Elle s’est rendue deux fois à la frontière mexicaine. A écrit deux premières versions racontant l’histoire d’un petit garçon, Luca, émigré aux États-Unis. « Mais ça ne marchait pas. Tous les amis à qui j’ai fait lire le manuscrit voulaient en savoir plus sur Luca. J’ai donc dû affronter ma propre lâcheté. » C’est-à-dire remonter à la source et suivre de bout en bout l’itinéraire de migrants mexicains depuis leur pays.

S’il s’agit d’un roman destiné à éveiller les consciences, American Dirt est surtout un livre de deuil, très personnel, pour la romancière, dicté par la mort brutale de son père, en 2016, d’un infarctus. « J’ai passé des mois assise sur mon canapé. Quand j’ai commencé à émerger de la partie la plus profonde du deuil, j’ai senti que je pouvais m’en sortir par l’écriture. J’ai écrit d’une traite le premier chapitre. Je savais que je tenais mon livre. Celui dont mon père aurait été fier. Puis je suis partie m’isoler huit jours dans le désert d’Arizona. Là, j’ai écrit la moitié du roman. »

Il lui a fallu encore huit mois pour l’achever. Face à la violence des réactions qu’a suscitées son livre, Jeanine Cummins hésite à reprendre la plume dans l’immédiat. Elle craint, dit-elle, de devoir s’autocensurer. « Les voix latinos ont été depuis longtemps sous-représentées et sous-estimées aux États-Unis. Mais il m’est douloureux que mon livre agisse comme du sel sur leur blessure. »

Critique

Le voyage de tous les dangers

Libraire à Acapulco, Lydia doit quitter précipitamment la ville après l’assassinat de seize personnes de sa famille, dont son mari, journaliste, et sa mère, par un redoutable cartel de la drogue. Unique rescapée du massacre avec son fils Luca, elle décide de fuir vers les États-Unis en s’embarquant clandestinement à bord d’un train de marchandises, le sinistre Bestia, aux côtés de centaines d’autres migrants latino-américains. Après un chapitre liminaire époustouflant de violence et de maîtrise, dans sa description de la scène du crime initial, Jeanine Cummins déroule une épopée poignante entre le Mexique et la frontière vers la terre promise, où Lydia espère trouver la paix et la sécurité.

Richement documenté, American Dirt plonge au cœur d’un voyage de tous les dangers, pour rendre compte de la détermination des exilés qui n’ont plus rien à perdre. D’une écriture fiévreuse mais qui ne tremble pas devant l’horreur de certaines histoires individuelles, Jeanine Cummins décrit précisément les risques encourus par les infortunés voyageurs, comme les mécanismes de solidarité qui se mettent en place, notamment entre les femmes, les plus vulnérables du périple. La romancière, autrice d’un précédent récit sur le viol et le meurtre de ses deux cousines (A Rip in Heaven, « Une déchirure au Paradis », non traduit), déploie ce qu’il faut de pudeur et de colère pour brosser le portrait en creux d’une Amérique qui refuse de regarder en face la détresse de ses voisins.

 

Prochaines rencontres :

Lundi 21 Novembre : chacun présente le livre de son choix

Lundi 19 Décembre : Les auteurs du XXI° siècle

Toujours à la maison de quartier du Petit Pantin

210 av. Jean Lolive


 

La Fête des lanternes

 

Mardi 30 Aout Ingrid nous a emmenées au Centre culturel coréen où nous avons pu admirer les extraordinaires lanternes.

 


Inscrite depuis 2020 sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO, la Fête des lanternes Yeondeunghoe est un événement de taille qui se déroule chaque année dans toute la Corée. Elle célèbre la naissance du bouddha Shakyamuni le 8e jour du 4e mois lunaire, et fait l'objet à travers tout le pays de nombreux défilés hors du commun. C'est à l'approche de cette date qu'une multitude de lanternes en papier traditionnel coloré, porteuses des souhaits de ceux qui les ont fabriquées, ornent toute la péninsule sud-coréenne.


 

 

 

 

 

 

L'origine de cette fête remonte à plus de 1 300 ans, à l'époque du royaume de Silla (57 av. J.-C. – 935 ap. J.-C.) ; c'était au départ un rite religieux commémorant la naissance de Bouddha. Fort d'une symbolique puissante, l'embrasement de toutes ces lanternes représente l'éveil de ce dernier, et l'explosion de lumière en résultant vise à chasser les ténèbres qui oppressent l'humanité, répandant paix et sagesse sur le monde.

 

 Chaque année, temples, collectivités et personnes individuelles fabriquent, quelques mois avant la célébration de la naissance de Boudha, des lanternes géantes représentant Boudha nouveau-né, éléphants, pagodes etc. Celles-ci sont nombreuses à orner les temples. Elles font écho au lanternes portatives présentes dans les cortèges durant l'inauguration de la parade de la fête des lanternes


 

 

 

 

 

 

 

 

 


 Compte tenu de leurs dimension importante, les lanternes géantes prennent beaucoup de temps à fabriquer Une armature basée sur un plan géométrique est d'abord créée, puis un moyen d'éclairage, (bougie, lampe) est installé à l'intérieur. Pour finir, du papier coréen hanji coloré est collé sur toute la surface des lanternes. Les modèles utilisés durant les cortèges, même s'ils sont plus petits sont confectionnés selon le même procédé

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

Revêtant traditionnellement la forme de fleurs de lotus, ces milliers de lanternes sont fabriquées à la main chaque année par des élèves, des membres d'associations et de nombreuses familles. Cela permet à chacun de prendre part à une activité manuelle qui non seulement resserre les liens sociaux et familiaux, mais enseigne aussi la patience et le travail en groupe.

 


Bien que d’origine bouddhique, ces festivités attirent de nos jours chaque année bon nombre de participants de toutes confessions, et sont l’occasion de grands rassemblements chamarrés et de défilés qui réunissent des milliers de personnes tenant des lanternes à la main. La créativité est également de mise, puisque ces dernières revêtent d’année en année des formes toujours plus variées et impressionnantes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons ensuite pénétré un tout autre monde, celui des bandes dessinées corééennes

"EXPOSITION K-WEBTOON"  

Les webtoons, ces manhwas (bandes-dessinées coréennes) numériques que l'on lit en faisant défiler les images de haut en bas sur son smartphone ou son ordinateur, occupent depuis plusieurs années une place de plus en plus importante dans de nombreux pays, et tout particulièrement en Corée.



 

 

 Le prince ormeau vivant dans un monde secret dont tout le monde a rêvé au moins une fois, s’échappe de son royaume et se retrouve dans le monde humain à la recherche d'une fiancée.

 

 

 

 



 

 

 

 Depuis leur apparition en France en 2014, sur la plateforme Delitoon, les webtoons jouissent d’une belle attractivité dans l’Hexagone, et permettent aux lecteurs français de découvrir des histoires passionnantes dessinées dans des styles graphiques très variés. Les webtoons constituent en effet un fabuleux moyen d’expression pour de nombreux dessinateurs et scénaristes, qui voient parfois leurs œuvres transposées en films ou séries télévisées (dramas) lorsque celles-ci remportent au préalable un très fort succès sur les plateformes de lecture.

 


 

 

Une histoire enfantine racontant l'histoire du personnage Dalgona, un mignon petit lapin dans son atelier avec ses collègues, et à la maison avec ses 4 chats de compagnie.


 

Les bijoux Chaumet

 

L'exposition Végétal de la Maison Chaumet se dévoile aux Beaux Arts de Paris

Végétal-L'École de la Beauté, voilà le nom de l'exposition sublime et abordable de la Maison Chaumet qui se dévoile aux Beaux-Arts de Paris. Le 1 Juillet nos meli-melottes ont découvert un parcours botanique riche de 400 oeuvres d'art, toutes époques confondues, dont 80 pièces de haute joaillerie Chaumet. Entre dessins et herbiers, elles en ont pris plein les yeux !


 


















Lecture Mai 2022

 

Les Auteurs espagnols


Eduardo Mendoza nait à Barcelone en 1943 

 


« 
La ville des prodiges »/prix prestigieux.

Un jeune garçon quitte sa famille, son village où on meurt de faim, pour Barcelone, ville en pleine rénovation. Il a 13 ans et est débrouillard cependant ses débuts dans la ville sont calamiteux. Le danger est omniprésent, le travail mal payé. Cependant Onofre suit l’évolution de la ville, comme elle, il s’adapte à la nouveauté, acquiert des compétences qui vont le mener à une position inégalable. Ce roman foisonnant qui est comparable à ceux d’Alexandre Dumas est basé sur l’histoire de la ville, les moments importants de sa transformation. Il n’est pas non plus exempt d’humour

 

 

Almuneda Grandes 1960. Madrilène, morte d’un cancer, a reçu de nombreux prix. Elle débute dans la littérature par des romans érotiques

« Un cœur glacé » Elle traite des blessures toujours présentes, causées par la guerre civile, non encore refermées et qui affectent également les jeunes gens nés après la guerre. Deux familles aux destins contraires vont se retrouver par l’intermédiaire d’une jeune femme et d’un jeune homme. La famille évoluant dans l’entourage proche de Franco est devenue riche, a été responsable d’actes répréhensibles. Être héritier de cette famille remplit de culpabilité L’autre famille républicaine et pauvre, a émigré. Un lien oublié unit les deux familles. Le roman retrace des pages honteuses de l’histoire, parle de la transmission, du pardon nécessaire et de l’amour.


Javier CERCAS né en 1962 journaliste à : « el Pais »

De nombreux romans qui traitent des républicains, des fascistes, de la guerre civile

« Les soldats de Salamine » « l’imposteur » « le monarque des oubliés »

Monique


 


« 
Les patients du docteur Garcia » Almudena Grandes

  Pendant la guerre d'Espagne, un médecin républicain sauve la vie  d'un diplomate grâce à une des premières transfusions sanguines.
  Celui-ci lui permettra de se constituer une fausse identité pour continuer à vivre en Espagne après la victoire de Franco.

  En 46, le diplomate revient d'exil avec pour mission d'infiltrer une organisation d'évasion de criminels nazis dirigée par Clara Stauffer.

  Ces criminels sont dirigés vers l'Argentine de Peron avec la bienveillante passivité des USA polarisés sur l'ennemi soviétique.

  Ce livre est passionnant mais il aborde trop de sujets pour les traiter à fond.


Hélène


JORGE SEMPRUN

Né le 10 décembre 1923 à Madrid - Décédé le 7 juin 2011 à Paris - 6 frères et soeurs

Ecrivain - homme politique (en Espagne) Scénariste (a travaillé avec de nombreux et grands metteurs en scène dont Costa Gavras)

Semprun a été l'inspirateur de Pablo Daniel Magee, écrivain et journaliste d'investigations menacé au cours de sa vie pour ses livres (Opération Condor) et enquêtes consacrées, entre autres, à la préservation de la mémoire, à l'horreur des dictatures en Amérique latine.

En 1939, après la défaite des républicains espagnols, les parents de Semprun s'établissent en France. Il entre en résistance, au parti communiste en 1942 duquel il sera exclu en 1964. Arrêté par la gestapo en 1943, il sera interné à la prison d'Auxerre, puis emmené de Compiègne à Buchenwald. Sa libération interviendra en avril 1945.

 

« Le grand voyage »

Roman autobiographique romancé écrit en 1963, couronné par 2 prix.

Il rapporte son voyage de 5 jours avec 119 détenus entassés dans un wagon de marchandises, de Compiègne à Buchenwald.

Il évoque : sa jeunesse estudiantine à Paris, ses amis et leurs discussions dans les cafés, la guerre civile espagnole, la résistance, la libération en 1945 et son retour difficile à la vie civile. Mais aussi la peur, les fours crématoires, son internement à Auxerre et en Allemagne-Weimar pendant 2 ans, l'entraide entre détenus ou le chacun pour soi, les dénonciations.

Alors que le train traverse la vallée de la Moselle, le narrateur tente de s'extraite de la douleur environnante en décrivant la belle nature contemplée au travers d'une ouverture grillagée. Il entame une discussion, comme hors de la présente réalité avec son voisin débrouillard ; certains échanges sont même drôles. Il se récite des poèmes (Le cimetière marin de P. Valéry), se concentre sur d'anciennes lectures (Proust) recherche dans sa mémoire des dialogues avec ses amis et même avec l'un de ses professeurs de Lycée.

En fin de livre est décrite l'arrivée au camp alors que son compagnon de voyage vient de mourir dans ses bras.

Terrible arrivée montrée et voulue comme une scène martiale dans laquelle il ne manque que la musique militaire ; pour compléter le tableau des SS debout au garde à vous, fusil au poing ou en bandoulière, chiens aboyant et prêts à se lancer sur les détenus épuisés maintenus en rang par 5 passant entre de hautes colonnes de pierre surmontées d'aigles aux ailes repliées.

Jorge Semprun conclut son récit par : "il faut quitter le monde des vivants"




CARLOS RUIZ ZAFON
né le 25/09/1964 à Barcelone, décédé le 19/06/2020 à Los Angeles d'un cancer colorectal (écrivain, scénariste, nouvelliste) - Il écrit son premier roman de 500 pages à 14 ans. Commence sa carrière dans la pub.

Son traducteur privilégié se nomme François Maspero - Traducteur de nombreux auteurs italiens, espagnols, anglais.

Cycle des écrits de Carlos Ruiz :

- Le cycle du cimetière des livres oubliés : 4 livres

- Le cycle de la brume : 3 livres (dont "l'ombre du vent" qui a reçu le prix Fémina en 2004 et vendu à plus de 12 millions d'exemplaires).

 «  MARINA » (dans la 4ème de couverture Carlos dit que c'est l'un de ses favoris)

L'amour de Carlos Ruiz Zafon pour sa ville de Barcelone apparaît dans tout ce récit. Il ne nous dissimule pas, cependant, les parties sombres et très pauvres. D'une imagination débordante, il mêle le diabolique, le fantastique, le réel et l'irréel ; il décrit des lieux et des paysages magnifiques, des souterrains terrifiants, des personnages cruels, malfaisants, difformes et d'autres plein de bonté et de grâce. L'amour indéfectible, la haine, la jalousie, le courage, l'amitié sont présents de chapitre en chapitre.

En 1980, à Barcelone, un jeune garçon, adolescent de 15 ans, étudie dans un internat qu'il n'apprécie pas et fait des fugues dès que possible. Il se promène dans les rues de Barcelone où se trouvent les anciennes maisons bourgeoises abandonnées ; il entre dans l'une d'entre elles et l'on plonge immédiatement dans une atmosphère fantomatique et inquiétante jusqu'au moment où il rencontre Marina et son père, les occupants de cette demeure ; ils deviennent très vite amis. Marina va lui faire découvrir un très ancien cimetière ; une femme entièrement voilée vient se recueillir régulièrement sur une tombe sans nom sur laquelle est gravée un papillon aux ailes déployées. La curiosité d'abord puis l'intérêt de leurs découvertes successives vont les conduire à mener leur enquête jusqu'au bout.

Cécile


« LA BONNE CHANCE » Rosa MONTERO

Un homme dans un train, comportement un peu bizarre. En traversant une contrée d'Espagne peu amène il aperçoit un panneau appartement à vendre. Le train stoppe à la gare toute proche, il descend et l'achète immédiatement sans le visiter. On va apprendre qu'il se cache, qu'il fuit on ne sait quoi, qu'il vit dans la terreur. On suit son installation dans cette petite ville, ancienne cité industrielle, où il fait connaissance avec certains habitants plus ou moins meurtris par la vie. Amitiés, rumeurs, sauvageries, joies. Un roman assez loufoque mais qui tient en haleine et qui dégage une certaine joie de vivre malgré tout. Ce livre me fait penser à un film d'Almodovar. Style agréable. Bonne lecture de détente.

Claude


Agustín Gómez-Arcos est un écrivain libertaire espagnol, d'expression espagnole et française. .
Il est l'auteur de huit romans écrits en français, parmi lesquels le sublissime "L'Agneau carnivore", son premier roman, couronné en 1975 par le prix Hermès, et "Ana non" qui obtint le prix du livre Inter (1977) le prix Thyde-Monnier "Société des gens de lettres".

« Ana Non »

A soixante quinze ans Ana Non ferme la porte derrière elle pour entreprendre un fabuleux voyage : elle va ,en marchant, aller embrasser son fils en prison ; voyage vers le nord de l'Espagne, voyage d'amour et de mort, d'initiation et de connaissance. Elle serre sur son cœur une offrande pour son fils, le petit : un pain aux amandes, huilé, anisé, fortement sucré- on dirait un gâteau, dit-elle.

Elle marche vers la prison où est enfermé, depuis 30 ans, son dernier fils. le petit… Il doit avoir cinquante ans. La guerre le lui a pris vivant celui-là, comme elle a pris, et tué, ses trois autres hommes, son mari et ses deux fils aînés.

On suit Ana non tout au long de sa traversée de l’Espagne, suivant les rails du chemin de fer.

Parfois une chienne galeuse, un aveugle qui chante l'égalité, un cirque pouilleux partagent sa route. Parfois elle croise aussi les fêtes barbares de ceux qui ont gagné la guerre- aye, cette terrible guerre civile espagnole. Fête ostentatoire de la charité, où les riches s'offrent le luxe d'honorer un jour, un jour seulement, les misérables qu'ils chassent tous les jours de leurs églises pavoisées.

La guerre civile est omniprésente dans ce roman à l’écriture sobre et émouvante.

Anne




« L’INGENIEUX DON QUICHOTTE DE LA MANCHE »

Cervantès


Parution de la première partie en janvier 1605

Parution de la deuxième partie en 1615, un an avant le décès de Cervantès.


La première partie a été un « best-seller » et a été édité 6 fois dès la première année, a été très vite traduit dans plusieurs langues européennes, dont le français.

Un « usurpateur » a écrit une seconde partie apocryphe qui est parue en 1614 ; Cervantès, au lieu de faire un procès, en joue :

  • en faisant intervenir des personnages inventés par ce romancier dans la deuxième partie 

  • il fait changer les projets de don Quichotte en fonction de ce qui est écrit dans la partie apocryphe…


Les personnages principaux sont :

  • Don Quichotte de la Manche (de son vrai nom Alonso Quijano), grand lecteur de romans de chevalerie, qui décide de devenir chevalier errant

  • Son écuyer Sancho Panza, paysan illettré à qui Don Quichotte promet un poste de gouverneur d’une île

  • Teresa, la femme de Sancho Panza

  • Dulcinée du Toboso (de son vrai nom Aldonza Lorenzo) qui est la dame des pensées de Don Quichotte

  • Le curé du village

  • Le barbier du village

  • Le duc et la duchesse (personnages de la deuxième partie)

  • Le bachelier Samson Carrasco (personnage de la deuxième partie)



C’est un livre « patchwork » ; on y trouve les récits des aventures diverses de don Quichotte et Sancho, des histoires d’amour, des récits faits par des personnages rencontrés par les deux héros (il y en a un à la fin de la première partie qui raconte sa vie qui ressemble à celle de l’auteur : participation à la bataille de Lepante, captivité à Alger), du comique de situation, des dialogues humoristiques ou sérieux entre Don Quichotte et son écuyer (au début, Sancho est naïf, roublard, peureux et glouton, mais il évolue et devient capable d’employer un langage soutenu et de discuter avec son maître, tout en employant force proverbes, ce qui agace Don Quichotte, mais lui-même finit par citer des proverbes !). Il y a des passages plus intellectuels (remarques sur la littérature, le théâtre, la bonne façon de gouverner), un manifeste « féministe » et une charge humoristique contre le racisme et l’esclavage.

Comme nous, les personnes rencontrées par Don Quichotte ne savent pas s’il est fou ou très intelligent.


Constance

 

Les prochaines rencontres seront à partir de Septembre 2022

Les dates seront communiquées ultérieurement

Les thèmes choisis :     

  • Virginia Woolf 
  • les trains