Méli-mélo aux fourneaux

 Au menu du 12 Juin  :

Salade Pâtes à l’italienne

Ingrédients

150g d’olives complètes

500g pâtes Pennes

200g de petites tomates cerises

200g de tomates séchées

80g de Pestou basilic Coriandre

4 grosses cuillères d’huile d’Olive

200g de Feta

Salade roquette

Chauffez dans de l’eau salée les pâtes Pennes.

 

Dans un saladier

Versez en remuant les 4 grosses cuillères d’huile d’Olive + les tomates séchées avec son huile.

Puis les Pennes.

Puis les tomates cerises coupées en deux + les olives.

Puis la roquette.

Puis la Feta coupée en cubes.

Salez et poivrez.



Tarte Oranaise (d’Oran) pour 6 à 8 personnes

Pâte feuilletée

Découpez le centre selon photo 

 

Dans un saladier

2 jaunes d’œufs

35g de sucre

22g de Maïzena

20g de lait

 

Dans une casserole, crème pâtissière

225 g de lait

40g de sucre

½ gousse de vanille

Chauffer l’ensemble sans faire bouillir

Puis rajoutez le contenu du saladier jusqu’à épaississement.

 

Sur la pâte

Étalez la crème pâtissière sur le pourtour de la pâte feuilletée

Rajoutez 8 Abricots coupées en deux sur la crème pâtissière

Rabattez les pans de pâte vers l’extérieur

½ jaune d’œuf avec un peu de lait pour dorer la pâte.

 

Cuisson au four

30 à 35 minutes au four à 180°

 


Prochain atelier :

Lundi 25 Septembre

 

 

Déambulation dans le quartier de Belleville

 Le 2 juin, Christine nous a présenté le quartier de Belleville. Nous avons commencé par une consommation dans le sympathique café "le Floréal". Vous pourrez suivre notre parcours et quelques unes de nos "stations" ci dessous.

Cafés, jardin, place Krazucki, librairie, cour de la Métaierie, des graffs ; la variété était assurée.

 

Une plaque commémorative dans cette cour rappelle l'histoire :

PARCE QUE NÉES JUIVES DANS CETTE COUR DE LA MÉTAIRIE  FURENT RASSEMBLÉES PLUSIEURS CENTAINES DE PERSONNES ARRÊTÉES LE 16 JUILLET 1942 PAR LA POLICE DE L'ÉTAT  FRANÇAIS DE VICHY DANS LES QUARTIERS DE BELLEVILLE, COURONNES ET MÉNILMONTANT  LORS DE LA RAFLE DU VELD'HIV ELLES FURENT DÉPORTÉES ET EXTERMINÉES À AUSCHWITZ  VICTIMES DE LA BARBARIE NAZIE













 


Lectures de Mai




Après l’échange autour sur

 

 

 évoquant sa mère possessive, mais tant aimée, 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

les participantes ont proposé leurs lectures :


"le loup des steppes " Herman HESSE


Interdit sous le régime nazi , il fut le roman culte du mouvement hippie.

Son auteur, un romancier allemand qui a vécu en Suisse.

raconte l'histoire de Harry, qui se déclare tiraillé entre deux personnalités :

l'une sauvage et solitaire qu'il nomme "loup des steppes" et l'autre aimant

un certain confort de la société bourgeoise. Harry va connaître un parcours 

initiatique grâce à la lecture de mystérieux carnets qui lui dévoile sa personnalité 

profonde est la rencontre d'Hermine, qui lui fera découvrir la joie, la danse,

la rencontre et lui remettra en mémoire ses expériences passées.

Chef d'œuvre de la littérature allemande du XXe siècle.

Christine



«
 D'autres vies que la mienne », Emmanuel CARRERE

Aborde le surendettement du côté de 2 juges, qui veulent défendre les pauvres. C'est la bataille du pot de terre contre le pot de fer.

Les 2 juges, 1 homme, 1 femme, ont été atteints de cancer. L'homme a été amputé d'une jambe. La femme, mère de 3 petites filles, a une récidive et va laisser son mari seul avec les 3 enfants. Intéressant du point de vue judiciaire.


« Les orageuses » Marcia BURNIER.

L’autrice a une passion pour l’écriture ; elle anime des ateliers d'écriture, dont un dans notre bibliothèque Elsa Triolet.

Son 1er roman est choral, il s'agit d'un groupe de jeunes femmes, victimes d'agressions sexuelles qui se regroupent et décident de se venger à leur façon. Elles ont décidé que la justice ne faisait rien pour elles. Ce livre explore la notion de sororité avec différents points de vue.

C'est un livre qui interroge, soulève un débat, non plombant car protagoniste mais trouve la paix.

Ingrid.



« Dans l’amitié d’une montagne » Pascal BRUCKNER


« Voici une échappée vers les cimes, loin de nos vies confinées, étouffées, avachies.

Enfant de la neige et des sapins, élevé en Autriche et en Suisse, amoureux des vaches et curieux des loupe, Pascal Bruckner renoue avec sa jeunesse à mesure qu’il monte en altitude. Autobiographie sensible, ce livre dresse aussi un constat inquiet. Pour qui chérit les paysages grandioses ; les villages anciens, le Pays d’en haut est aussi merveilleux que fragile, menacé par son propre succès.

Mais pourquoi grimper au sommet si c’est pour en redescendre, pourquoi tant d’efforts pour un résultat éphémère ? C’est l’énigme de la montagne que de convertir la souffrance en jouissance. Toute ascension est un exercice d’amitié et de dépassement.

Dans un style chatoyant et sensuel, ce livre fond dans une même neige choses vues et lues, littérature et philosophie, rituels d’une pratique passionnée et questionnement sur le sens de la vie.

La ruée vers les sommets n’est-elle pas à sa façon, un défi au temps et la célébration d’une beauté périssable. »


Anecdotes amusantes et observations autres que les exploits et tragédies des alpinistes

Patrick




Federico Garcia Lorca

 Le 4 mai, chez Monique, autour de Lorca

 

Federico García Lorca de son nom complet Federico del Sagrado Corazón de Jesús García Lorca nait en 1898 dans un hameau de la province de Grenade nommé Fuente Vaqueros.

Il meurt à 38 ans en 1936, assassiné par les miliciens franquistes, dans la province de Grenade. Aîné d’une fratrie de 5 enfants, il vit dans la propriété agricole de son père.

Sa mère est institutrice. C’est une famille aisée où poésie, art musique sont courants. Un frère, al la fois poète et musicien sera diplomate ; une sœur deviendra professeur d’université et écrivaine. Il passe sa jeunesse entouré de la nature où chaque élément a sa personnalité propre (animisme). Ce sera une constante de son œuvre. Il parcourt les terres à cheval. Bon cavalier, , très vite cette aisance lui fera honte. Il se considère comme un gosse de riches, « un petit monsieur impérieux ». Il prend pleinement conscience de l’injustice sociale. L’Andalousie est la région la plus pauvre de l’Espagne, (immigration des paysans qui n’ont pas de terre réservées aux taureaux de lidia pour la tauromachie) et travaillent comme des serfs sur les terres du seigneur.

De santé fragile, Lorca est le chouchou des nombreuses femmes de la maison : mère, sœurs, cousines, tantes, qui le gâtent, cousent les vêtements de son théâtre de marionnettes, lui apprennent le solfège, la guitare, lisent les poètes, dont V. Hugo, la culture orale espagnole, les berceuses (nanas), les romances,(chants traditionnels.
Avec beaucoup d’humour, il invente des saynètes, des messes, des sermons que toute la famille interprète. Sa mère comprend très tôt qu’il a l’étoffe d’un dramaturge avec des dons pour la musique, le dessin.

Il commence ses études secondaires et loge chez celui qui a été son instituteur. Le séjour est très bref, il tombe malade au point de frôler la mort. La famille déménage à Grenade où il fait ses études secondaires et obtient son bac à 16 ans.
A l’université de Grenade, il suit, pour faire plaisir à son père les cours de lettre, philo et droit.
Toujours attiré par la musique qui lui a été enseignée par un disciple de Verdi, il crée, à l’université, un groupe : « Riconcillo » qui se produit avec ses compositions, ses improvisations.
C’est à Grenade qu’il fait la connaissance de Manuel de Falla. Tous deux organisent le premier concours de Cante Jondo (chant andalou, venant de la gorge, qui rythme le flamenco).

Désireux de connaître le succès, il part à Madrid et s’installe à la résidence des étudiants, foyer de célébrités tant musiciennes, poètes qu’écrivains. Il y rencontre :

Buñel (le grand fou)

Dali (qui peint et ?en oubliant de se nourrir

Rafaël Alberti (poète qui peint)

Ignacio Sanchez Mejías (torero célèbre, puis poète)

Les écrivains de la génération de 1898, année de la perte des colonies espagnoles, sont les écrivains reconnus : Valle-Inclán, Machado (poète de la terre), Unamuno poète romancier.

 

Après un voyage avec ses amis, il écrit « impressions et paysages » les traditions, la nature, ce qu’il aime.

Il devient ami avec P. Neruda.

Le Directeur d’un petit théâtre de Madrid lui demande d’écrire une pièce. « Le maléfice du papillon » – 1919 qui relate les amours contrariés d’un cafard et d’un papillon. Seulement 4 représentations. Ridiculisé, il se remet en cause. Ce n’est qu’en 1927 qu’il connait un succès énorme avec la pièce « Mariana Pineda » drame patriotique ; une femme andalouse.

Dali fait les décors. La maitresse de Sancho Mejías interprète M. Pineda. La même année, il publie le plus connu de ses poèmes « el Romancero Gitano ».

… _Soledad : lave ton corps

avec de l'eau d'alouette,

et laisse ton coeur

au calme, Soledad Montoya.

Au-dessous de la rivière chante: 

flyer du ciel et des feuilles.

Avec des fleurs de citrouille

la nouvelle lumière est couronnée.

Oh honte aux gitans!

Pénalité propre et toujours seul.

Oh, chagrin caché de la rivière

et l'aube lointaine!

Très perturbé, dépressif aussi à cause de son homosexualité qu’il cache. Il est très proche de Buñuel et Dalí qui écrivent ave lui « le chien andalou ». Il interprète cette œuvre cinématographique comme une attaque contre son homosexualité. Gala, femme d’Eluard et maitresse de Max Ernst, fait la connaissance de Dalí en 1929. Éperdument, amoureux, il l’épouse. Lorca s’effondre, Dalí était l’homme de sa vie. Sa famille le pousse à accompagner un ami diplomate aux Etats-Unis. Il vient d’avoir 31 ans.

Passant par Paris, l’Angleterre, il part pour New-York. Arrivé à Harlem, il en aime le jazz, mais pas la ville qu’il trouve sale, bruyante mécanisée. Ses promenades se font la nuit.

De retour en 1930 à la chute de Bremo de Rivera remplacé par la Seconde République, on lui offre la direction du théâtre étudiant.

Avec une troupe itinérante « la Barraca », il sillonne l’Espagne et présente aux provinces rurales le théâtre classique espagnol en toute gratuité.

Lope de Vega

Calderón de la barca

Tirso de Molena

Cervantes

Il écrit aussi la trilogie            « Bodas de sangre »

                                               Yerma (féminin de yermo terrain stérile)

                                               La casa de Bernarda Alba

Qui met en lumière le sort des femmes, la lourdeur des traditions et de l’église

 

1933/1934 Après un succès énorme, il part avec la troupe pour une tournée en Amérique Latine. Il devient célèbre. Il salue la victoire du Front Populaire et se montre réellement antifasciste. Voulant se rapprocher de sa famille, il quitte Madrid et revient à Grenade, la ville la plus conservatrice de l’Andalousie.

Il arrive au moment où éclate un soulèvement franquiste, il demande alors la protection de son ami poète Luis Rosales, phalangiste, mais fidèle à son amitié.

Il est arrêté le 16 août 1936.

Fusillé le 19 près de la « fontaine aux larmes » il est jeté dans la fosse commune avec les anarchistes. On ne retrouvera pas son corps, même si des fouilles sont entreprises en 2008.

 

Franco interdira toutes ses œuvres jusqu’en 1953. Ensuite les œuvres seront censurées

En 1956 : première statue en Uruguay avec un hommage du poète Antonio Machado. Ce n’est qu’en 1975 après la chute du dictateur qu’une statue sera érigée sur la petite place centrale de Santa Ana.
Ferré, Ferrat reprendront ses textes dans des chansons

 

Les œuvres les plus connues

Poésies :          Poema del Cante Jondo 1921

                        Oda a Salvador Dalí 1926

                        Romancero gitano (publié en 1940)

                        Chant funèbre pour Ignacio Mejiás 1935

La complainte de la lune

La lune vint à la forge            

Avec sa jupe de lavande.

L’enfant la regarde, la regarde.

L’enfant reste à la regarder.

Dans le vent attendri

La lune agite ses bras                        

Et montre, lubrique et pure,

Ses seins de dur étain.

Enfuis-toi, lune, lune, lune.

Si venaient les gitans,

Ils feraient avec ton cœur                  

Des colliers et des anneaux blancs.

Petit, laisse-moi danser.

Quand viendront les gitans,

Ils te trouveront sur l’enclume,

Tes petits yeux fermés.                        

Enfuis-toi, lune, lune, lune,

J’entends déjà leurs chevaux.

Petit, laisse-moi, ne foule pas

Ma blancheur amidonnée.

 

Le cavalier s’approchait                      

En battant le tambour de la plaine.

À l’intérieur de la forge, l’enfant

A les yeux fermés.

Parmi les oliviers venaient,

Bronze et rêve, les gitans.                    

Leurs têtes redressées

Et les yeux entrouverts.

 

Comme elle chante la chouette,

Ay, comme elle chante sur l’arbre !

Dans le ciel passe la lune                      

Tenant un enfant par la main.

 

À l’intérieur de la forge pleurent,

À grands cris, les gitans,

Le vent la veille, la veille.

Le vent reste à la veiller.

La prose : 1915 « mi pueblo » (mon peuple) un écrit de jeunesse en autobus avec des amis, ode aux traditions de l’Espagne, paysages, musique, religion

Prose aux accents surréalistes entre burlesque et horreur

Théâtre : œuvres majeures :

            Maria Pineda 1933, destin tragique d’une héroïne qui s’oppose à l’envahisseur    

La zapatera prodigiosa 1926 (mégère apprivoisée)

            La trilogie       Bodas de sangre 1933

                                   Yerma drame de la stérilité

                                   La casa de Bernarda créée à Buenos Aires en 1935

Toutes ces pièces sont empreintes de passion, de fatalité avec l’importance du poids du passé

-          Le gitan y est un personnage récurrent

-          Le statut des femmes et leur enfermement y e st dénoncé par Lorca

Musique :        chants maures

                        Nanas (berceuses)

                        Chants pour guitares (Paco de Lucía)

Essais et conférences