Les arts forains

Le Festival du Merveilleux 

 

28 Décembre, Méli-mélo part au musée des arts forains faire une réserve de merveilleux pour toute l'année. » 


Toutes les disciplines du spectacle vivant se côtoient pendant cette période magique.


 Conteurs, 

magiciens, 

jongleurs, 

danseurs aériens, 

                                             équilibristes, 


acrobates, 

musiciens, 

marionnettistes 


Chacun, chacune s'est envolé sur de superbes manèges






Le french cancan n'était pas en reste

17 Décembre : "les Invalides secrets"

 

L'équipe Méli-Mélo visite les invalides 

Cette visite guidée insolite nous a fait pénétre au cœur de l’Hôtel National des Invalides à Paris, dans des lieux habituellement fermés au public. Anecdotes, faits insolites, énigmes et légendes ont ponctué le parcours.
 

Tout d'abord une présentation de l’histoire et de l’architecture des Invalides, construites par Louis XIV pour accueillir ses anciens soldats a permis d’appréhender la vie quotidienne des pensionnaires du site au XVIIe siècle.

Nous avons découvert le salon du Quesnoy ainsi que le mystérieux caveau des gouverneurs, habituellement fermés au public puis la cathédrale Saint Louis des Invalides où nous avons appris notamment les raisons de la présence de Rouget de Lisle aux Invalides.

Notre guide nous a ensuite conduits  dans la majestueuse Eglise du Dôme, panthéon militaire qui abrite sous sa magnifique coupole dorée, les tombeaux de Turenne, Vauban, Foch, Lyautey, Napoléon Ier... où nous avons également découvert  le très secret caveau Fieschi.
   

 

Avant de visiter les Invalides, découvrons son histoire pour profiter au mieux de la particularité de ce fabuleux monument, l’un des plus beaux de Paris.


Au 17e siècle, Louis XIV est un roi tout-puissant, à la tête de l’un des royaumes les plus importants d’Europe. Mais cette domination a un prix, que paient tous les jours des milliers de soldats. L’inconvénient d’une guerre, si glorieuse fût la victoire, est le flot d’estropiés, d’aveugles, de manchots et d’unijambistes en tous genres que rejette le champ d’honneur. Et lorsque Louis XIV traverse Paris dans son carrosse, il lui est impossible de ne pas s’apercevoir que la masse d’invalides est, de manière assez catastrophique, de plus en plus importante.

Qu’à cela ne tienne, le roi dresse en 1674 par ordonnance la fonction d’un somptueux nouveau bâtiment royal, l’Hôtel des Invalides :

 » Nous avons estimé qu’il n’était pas moins digne de notre pitié que de notre justice de tirer de la misère et de la mendicité les pauvres officiers et soldats de nos troupes qui […] étaient non seulement hors d’état de continuer à nous rendre des services, mais aussi de rien faire pour pouvoir vivre et subsister ; et qu’il était bien raisonnable que ceux qui ont exposé librement leur vie et prodigué leur sang pour la défense et le soutien de cette monarchie, […] jouissent du repos assuré à nos autres sujets et passent le reste de leurs jours en tranquillité »

Puisque le Roi ne fait rien sans magnificence, l’édification de l’Hôtel des Invalides, destiné donc à devenir un luxueux asile pour soldats (faisant à la fois office d’hôpital, d’hospice, de caserne et de monastère), sera confiée aux plus grands artistes et architectes. Libéral Bruant (à l’origine aussi de la place Vendôme ou de l’Hôtel de la Salpêtrière) concevra les plans, puis Jules-Hardouin Mansart, son élève, suivra les travaux. Les ornements et sculptures de l’Hôtel et de l’Eglise seront également exécutés par les plus brillants maîtres de l’époque, comme Pigalle ou Coustou.

 

La face cachée des Invalides

Derrière cette générosité royale qui offrait gîte et couverts aux mutilés se cachait en fait une manœuvre politique redoutable. Concentrée hors les murs de la ville, la face sombre de la guerre devenait totalement invisible pour la population, et pouvait enfin laisser place aux seuls signes de gloire et de grandeur du roi. C’est à la même période, par exemple, qu’est construit au coeur de Paris la somptueuse colonnade du Louvre.


 

 

Un monument qui abrite aujourd’hui un musée ainsi que la tombe de Napoléon.

 

 

 

L’un des monuments les plus emblématiques de Paris 

 

 

Vauban voisine avec Napoléon





L'intérieur de la coupole











 

  GOLD, LES ORS d'YVES SAINT LAURENT

 


Le Musée Yves Saint Laurent célèbre les 60 ans de la première collection éponyme du couturier, lors d'une merveilleuse exposition tournée vers l'or, du 14 octobre 2022 au 14 mai 2023. De la Haute-Couture étincelante, aux accessoires et apparats d'une richesse inouïe, plongez dans "Les ors" d'Yves Saint Laurent.
Il y a 60 ans, un jeune couturier prénommé Yves Saint Laurent présentait sa première collection éponyme à Paris. Aujourd'hui le Musée Yves Saint Laurent rend hommage à ce visionnaire et génie de la mode,





  "Du noir moderne. Je l’allume toujours avec de l’or,      en  boutons, en ceinture, en chaînes.", 

Yves Saint Laurent






 

 

 

Lors de la déambulation, on découvre la robe-bijou issue de la collection automne-hiver de 1966 et
photographiée par David Bailey, ou encore les robes étincelantes, portées autrefois par Zizi Jeanmaire et Catherine Deneuve. Un véritable témoignage de l’exaltation du pouvoir des femmes et des années Palace, dans un esprit de fête étincelant se compose lors de cette exposition conçue sous le commissariat d'Elsa Janssen et d'Anna Klossowski (fille de Loulou de La Falaise et filleule d'Yves Saint Laurent).

 

 







 

 Au total, l'or scintille sur une quarantaine de robes Haute-Couture et Prêt-à-Porter, des bijoux, des parfums ...On voit aussi en tout doré du côté de la collection d'objets de Pierre Bergé, ramenés en souvenir d'Oran et de Marrakech par Yves Saint Laurent, ou encore des accessoires créés par Loulou de la Falaise.


 



Lectures de Novembre

 AU CHOIX


"RANGER UNE PRATIQUE ZEN"              

de Shunmyo MASUNO

L’auteur est un moine bouddhiste qui est créateur de jardins ; il travaille au Japon et à l’étranger.

Le livre donne des conseils et des méthodes pour ranger et faire le ménage dans son lieu de vie.

On y découvre quelques coutumes japonaises, la vie des moines, et on comprend mieux le zen.

Il y a des conseils pour chaque pièce, et également pour le jardin ou la terrasse.


Constance

 


  "LA PART DE L'AUTRE"

Éric Emmanuel Schmitt 

Et si Hitler avait été reçu à l'académie des Beaux Arts de Vienne en 1908 ? Si le jeune Adolph H. était devenu un peintre reconnu, épanoui dans sa vie d'homme et d'artiste ? Le sort du monde en eût été changé. 

Tél est le postulat de départ de ce roman profondément original et inspiré. L'auteur vous invite à revisiter l'histoire en mettant en parallèle la vie du dictateur et son cortège d'événements tragiques et la fiction d'un homme et d'un monde, certes aux prises avec des difficultés, mais qui refusent les solutions extrêmes. 

Annette

 

 

"UN HOMME SANS TITRE"     

de Xavier Le Clerc

Xavier Le Clerc parle de son père, ouvrier algérien, venu travailler en France en 1962,Sa femme et ses enfants nés ou à venir lors de ses retours l'été, resteront en Kabylie avant le regroupement familial du début des années 1980. L'auteur né en 1979 raconte son enfance et la pauvreté de la Kabylie avant cet  exil, la pauvreté aussi en arrivant en Normandie où son père usait sa vie à l'usine. Cet écrivain veut rendre hommage à son père qu'il n'a pas toujours compris maintenant que lui, grâce à des études supérieures, a pu avoir une vie nettement meilleure. Il parle de ces années difficiles aussi bien en Kabylie qu'en France, sans amertume, et dans un style sobre, une pensée claire. C'est très émouvant. Roman assez court qui se dévore quand on l'a ouvert. Passage d'une réflexion plus générale qui m'a beaucoup interpellé à propos de la carte de famille nombreuse qu'il a retrouvée : « Le voyage vers le passé, lui, n'est pas au tarif réduit. Il coûte même plutôt cher. Le vécu et les sensations ressemblent en cela aux tickets de bus oblitérés, pour qu'ils ne puisent jamais servir deux fois. Et pourtant la mémoire resquille, pour revivre des transports désormais interdits, parce que le temps reste aussi implacable d'un contrôleur ».

Claude

 


  Laurent Mauvignier   " HISTOIRES DE LA NUIT" qui m'a habité longtemps après  sa lecture 😤

Il s'agit d'un huis clos  oppressant, exigeant dans lequel l'angoisse s'insinue dès les premières lignes. Le style très visuel, sensoriel et le rythme ralenti participent à créer ce malaise inquiétant ; le style souligne le contraste  entre ce hameau " si paisible ", ce hameau où ne reste que ces trois maisons .... la maison de Bergogne, sa femme Marion et leur fille Ida, celle de Christine néo rurale exubérante, artiste peintre de 69 ans installée là depuis plusieurs années et la 3ème maison à vendre depuis longtemps

Tout est si calme ! , on prépare l'anniversaire de Marion, 40ans ce n'est pas rien. Christine se lance dans la pâtisserie et le chocolat..Le premier inconnu rôdant autour des maisons et le ton est donné tout bascule !

Une journée et une nuit, sans répit nous sommes embarqués dans une atmosphère asphyxiante  haletante  qui ne nous lâchera qu'au terme des 600 courtes pages

Ce roman noir m'a donné envie de découvrir d'autres textes de Laurent Mauvignier, je le recommande.

Christiane

 

 

 

"LA TRAVERSÉE DES TEMPS"  Eric-Emmanuel Schmitt

En 8 volumes. 

3 sont parus :                       

Paradis perdus    

La Porte du Ciel

Soleil sombre

L'objectif de l ouvrage : 

Raconter l histoire de l humanité sous une forme romanesque. Mettre en lumière les paradoxes des Civilisations et leur dangerosité potentielle.

Des personnages immortels traversent le temps,

depuis 8000 ans.

Noam, le narrateur, survivant du déluge et amoureux de Noura 

Noura

Ti bor, guérisseur et père de Noura

Derek, demi-frère et adversaire de Noam.

A lire pour comprendre mieux la marche des humains jusqu'à aujourd'hui. Assez touffu! Mais heureusement on s attache aux personnages !

Christine Fleuret 

 

 

  « TOUT LE BLEU DU CIEL » Melissa Da Costa

 Le verdict tombe pour Émile, 26 ans : maladie d’alzheimer. Il ne veut entrer dans le protocole scientifique proposé. Il ne veut pas de la pitié de sa famille et de ses proches qui arrivera fatalement au cours de l’évolution de la maladie. Il veut vivre pleinement les 2 années qu’il lui reste. Pour ce faire, il achète un camping car pour voyager et poste une annonce pour proposer qu’on l’accompagne. Joanne va répondre à l’annonce. Ils vont vivre ce voyage, ces rencontres avec la nature et avec des personnes ensemble, se découvrir tranquillement. Si le thème semble noir à priori, la lecture est douce et belle au milieu de « belles personnes ». Beaucoup d’humanité d’émotions se dégagent de cette lecture.

Anne

 

 

    Prochaines lectures :

Lundi 19 Décembre. Thème "auteurs du XXI° siècle (ou au choix

Lundi 23 Janvier

Lundi 13 Février

Lundi 20 Mars 

Toujours de 19h à 20h30 à la Maison de Quartier du Petit Pantin 210 av. Jean Lolive

 

Lectures d'Octobre

 Le TRAIN

 

AMERICAN DIRT Jeannine Cummins

(Paru en 2020)


Fuite vers les USA de Lydia, libraire à Acapulco, et de son fils de 10 ans après avoir vu son mari et le reste de sa famille massacrés par un puissant cartel de la drogue.

Ils emprunteront la fameuse BESTIA, chemin de fer de marchandises, qui traverse le Mexique jusqu'à la frontière. Ce sont des milliers de migrants du centre de l'Amérique qui s'en servent pour atteindre eux aussi le nord, avec les énormes difficultés pour voyager dans telles conditions aléatoires : voyages sur les toits des wagons si on a la chance de pouvoir y grimper au vol et s'y maintenir.... Poursuite de la police aux arrêts, etc... L'auteure décrit avec beaucoup d'empathie tout ce milieu de migrants dont une poignée pourra se retrouver sur le sol américain. Lors de la fuite de notre héroïne, que de rencontres, d'amitiés, de trahisons.... Des moments trépidants, d'autres émouvants, de la violence, de la poésie. Passionnant même si de rare fois c'est un peu longuet, on ne le lâche pas avant de savoir si Lydia réussira à passer la frontière. Que de rebondissements jusqu'aux dernières pages ! N'hésitez à l'emprunter, il est à la biblio.


Claude





« Railway Bazaar » Paul Théroux

Vous pensez que les voyages en train sont longs, monotones et ennuyeux ?

Que nenni !

Pour changer de point de vue, découvrez l’écrivain-voyageur Paul Theroux, un auteur américain né en 1941.

L’aventure, le rêve, l’humour vous accompagnent tout au long des rails entre descriptions poétiques et observations sociologiques.

Avec le « Voyage excentrique et ferroviaire autour du Royaume-Uni », longez le littoral de la Grande Bretagne des années 80 et visitez quelques 500 cités et villages.

« Railway Bazaar » vous emporté vers l’extrême orient à bord de tortillards et de trains aseptisés.

Et d’autres récits à découvrir.

Bon voyage. 

Annette



« Train de nuit pour Lisbonne » par Pascal Mercier


A Berne, le professeur de lettres classiques, Raimond Gregorius mène une vie tranquille.

Mais un matin, en se rendant à son lycée il croise une femme portugaise désespérée sur un pont. Dans la même journée, dans une librairie, il tombe en arrêt devant un livre écrit par un poète portugais. Ces deux rencontres le bouleversent et le soir même, il prend un trait de nuit pour Lisbonne. Il décide de mener une enquête auprès de ses proches pour découvrir qui est vraiment Amadeus de Prado, médecin, écrivain et résistant au régime de Salazar.


Christine



« 06H41 » Jean-Philippe Blondel

Troyes, Cécile, contrairement à ses habitudes prend le train du lundi matin alors que Philippe prend le même train. Le hasard les assoit l’un à côté de l’autre. Ils furent amant dans leur jeune temps. Se reconnaissent-ils ? en tous cas ils font « comme si non ». Mais chacun va revivre cette époque avec les douleurs, les regrets, les colères. On assiste à 2 monologues intérieurs.

Une parenthèse, à la fois trop longue et trop brève. Un homme honteux, Une femme blessée.

Anne



« L’ile des oubliés » Victoria Hislop  

Née le 8/6/59 à Browley - Angleterre

Elle est une écrivaine, journaliste, romancière : 7 oeuvres à son actif. A pris également la nationalité grecque en 2020. Lors d'un voyage en Grèce, elle rencontre un ancien lépreux, Manoli ; c'est lui qui va lui inspirer son récit.

L'île des oubliés. paru en 2005 ; obtient le prix de la révélation littéraire en Grande Bretagne. Traduit en 35 langues ; 6 millions d'exemplaires vendus dans le monde ; adapté à la télévision grecque en une série de 26 épisodes ; version en bande dessinée.

L'île des oubliés se nomme SPINALONGA. Elle est située en face de PLAKA, un petit village de Crète.

Spinalonga recueillit de 1903 à 1957 une colonie de lépreux ; les bateliers qui accostaient sur l'îlot voyaient tout d'abord une forteresse vénitienne du XVIIIe siècle aux murs incurvés, puis un tunnel débouchait sur le village lui-même où demeuraient les lépreux.

C'est l'histoire d'une famille grecque racontée par l'arrière petite fille qui va se rendre en Crète, dans un premier temps en voyage d'amoureux, mais qui voudra découvrir le passé de toute sa famille car sa mère n'a jamais voulu aborder la question avec elle. Finalement, elle va rencontrer une ancienne amie de sa mère et c'est elle qui lui livrera tous les secrets enfouis de longue date.

Très émouvante succession d'évènements pendant lesquels les personnages sont confrontés à la maladie, la contagion et la mort, la jalousie, l'amour, le dévouement, l'amitié, la honte, la morale mais aussi la vulgarité.

Magnifique plaidoyer contre l'exclusion.

Cécile




« 
Paris-Briançon » Philippe Besson (Ecrivain - Scénariste - Dramaturge)

Né en 1967 à Barbezieux Saint Hilaire dans les Charentes

Autres professions : DRH en entreprise - Critique littéraire - Animateur de télévision

Nombreuses distinctions et nominations

Œuvres principales :

- En l'absence des hommes (évoque les combattants de la guerre de 14/18 et Marcel Proust). Il obtient le prix Emmanuel-Roblès pour ce livre

- Arrête avec tes mensonges

- Un certain Paul Darrigrand – Autobiographies - - Dîner à Montréal

Poitique : A soutenu Ségolène Royal en 2007 - Admirateur de E. Macron à ses débuts, le trouve trop à droite.

 

Paris Briançon :

Epigraphe : Titre d'une chanson d'Alain Bashung "La nuit je mens" (Un homme s'invente une légende pour retenir un amour qui s'en va.)

L'action se déroule dans un train de nuit. L'écriture est cinématographique ; elle nous donne l'impression d'être dans ce train.

Le prologue décrit Paris au printemps et le quai de la gare d'Austerlitz envahi par les voyageurs. L'auteur annonce d'emblée que certains voyageurs ne survivront pas à ce déplacement.

Vient ensuite la description des wagons anciens modèles.

Focus est mis sur une dizaine de voyageurs ; ils vont tisser des liens et peu à peu échanger leurs secrets les plus intimes. Puis se produit le terrible évènement annoncé au cours du récit qui bouleversera la vie des dix personnages et des autres voyageurs.

Cécile


A PROPOS DE VIRGINIA WOOLF

Née Adeline Virginia Alexandra Stephen le 25 janvier 1882 à Londres,

décédée le 28 mars 1841 (59 ans) à Rodmell par suicide (Noyade dans l'Ouse)

Ses parents, Julia et Leslie Stephen, ont déjà été mariés ; elle passe son enfance dans une famille recomposée de 7 frères et soeurs.

A la mort de sa mère en 1897 et de l'une de ses demi soeurs deux ans plus tard, elle fait sa première dépression ; lorsque son père décède en 1904 elle subit un bref internement.

Elle se marie avec Léonard Woolf en 1912 pour qui elle n'a pas d'attirance physique ; ils formeront un couple uni malgré ce manque d'attraction.

Elle devient l'élément central du ''Bloomsbury Group" qui réunit des écrivains, artistes, et philosophes anglais.

Avec son mari, en 1917, ils créent une maison d'édition "Hogarth Press" qui publie la plupart des oeuvres de Virginia.

Sa vie amoureuse est orientée vers le sexe féminin ; Christine Orban l'a très bien décrit dans son roman : "Virginia et Vita".

Dans ce livre Christine Orban nous fait vivre la passion tourmentée, jalouse mais aussi complice de Virginia et Victoria Sackville West ; elle relate également leurs comportements vis-à-vis de leur mari, leur condition sociale très différente. De cet amour naîtra, de la part de Virginia, le personnage d' "Orlando".

Christine Orban : née le 3/10/1957 à Casablanca est une écrivaine, critique littéraire, et dramaturge, Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres ; a écrit une trentaine de livres.

Victoria Sackville West : 9/03/1892 - 2/06/1962 à Knole (Nord Ouest du Kent), essayiste, biographe, traductrice, jardinière. Vie exubérante aristocratique. Outre Virginia, Victoria aura d'autres liaisons dont Violet Keppel dite Trefusis également écrivaine et dont la mère est courtisée par Edouard VII d'Angleterre.

Cécile




À propos d’ »American dirt », Dominique apporte sa contribution, via l’atelier lecture :


https://www.lemonde.fr/livres/article/2020/09/13/american-dirt-le-roman-polemique-de-jeanine-cummins_6051989_3260.html

« American Dirt », le roman polémique de Jeanine Cummins

Histoire d’un livre. Une Mexicaine et son fils fuient la mort qui leur est promise par les cartels. Écrit par une Américaine, ce roman n’est pas passé inaperçu en plein débat sur l’appropriation culturelle. 

Par Ariane Singer(Collaboratrice du « Monde des livres »)

Publié le 13 septembre 2020

  

« American Dirt », de Jeanine Cummins, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Françoise Adelstain et Christine Auché, Philippe Rey, 544 p., 23 €, numérique 15 €.

Jamais Jeanine Cummins n’aurait pu imaginer la tempête qui allait accompagner la parution, en janvier, de son roman American Dirt aux Etats-Unis. « J’étais une autrice de second rang et je n’avais jamais reçu auparavant une grosse somme d’argent pour un livre. Mes trois premiers ouvrages avaient eu un succès modeste. Je pensais que ce roman serait accueilli de la même façon », raconte au « Monde des livres » la romancière, en visioconférence depuis son domicile de l’État de New York. Comme elle se trompait !

American Dirt, qui relate la fuite vers les États-Unis d’une libraire mexicaine, Lydia, et de son fils Luca, à bord d’un train de marchandises, aux côtés de centaines d’autres migrants centre-américains cherchant à échapper à la violence des cartels de la drogue et à la misère, a suscité l’appétit de neuf maisons d’édition. Au terme des enchères, l’autrice a signé un contrat « à sept chiffres » (d’après le New York Times) avec Flatiron Books. Son livre s’est écoulé à 1 million d’exemplaires en vingt-deux semaines, et a été encensé par Stephen King comme par Don Winslow, qui a vu en lui « Les Raisins de la colère de notre époque ».

La question de l’immigration latino

Mais à ce concert de louanges a succédé une avalanche de critiques assassines. Conspué dès sa sortie, en majorité par des auteurs et critiques d’origine latino-américaine, American Dirt a été accusé de simplifier à outrance la question de l’immigration latino, et de donner une vision caricaturale du Mexique, présenté comme un pays uniformément violent et corrompu, dirigé par les seuls cartels de drogue : un « fantasme trumpien », a ainsi fustigé l’écrivaine américano-mexicaine Myriam Gurba, qui a ouvert le bal des reproches.

Mais le tort de Jeanine Cummins, aux yeux de ses pourfendeurs, est sans doute ailleurs : elle se dit « blanche ». C’est ainsi qu’elle s’est présentée en 2015 dans une tribune du New York Times, et dans la note d’intention insérée à la fin du livre – à la requête de son éditeur. Elle s’y demande s’« il n’eût [pas] été préférable qu’une personne au teint légèrement plus brun que le [s]ien » s’attaque à un sujet aussi sensible que la crise migratoire aux États-Unis. Dans un pays où le débat sur l’appropriation culturelle n’a jamais été aussi virulent, cette étiquette n’est pas passée. Pas plus que la phrase, dans ces mêmes pages, où la romancière déplore la façon dont les migrants latinos sont vus aux États-Unis : « Au pire, nous les tenons pour (…) une masse brunâtre et anonyme de gens pauvres et impuissants », écrit-elle, reconnaissant aujourd’hui à quel point ces lignes étaient maladroites.

Lire aussi (février 2020) :  Article réservé à nos abonnés  Guerre identitaire dans la littérature américaine

Piqués, près de 140 écrivains, dont la romancière mexicaine Valeria Luiselli et l’essayiste féministe Rebecca Solnit, ont adressé fin janvier une pétition à la célèbre animatrice de télévision Oprah Winfrey pour qu’elle renonce à recevoir la romancière dans son « Book Club », diffusé sur Apple TV +. L’émission, transformée en débat sur le manque de représentativité des minorités hispaniques dans le monde littéraire aux États-Unis a bien eu lieu ; mais la grande tournée prévue autour du roman dans 40 villes américaines a dû être annulée, pour raisons de « sécurité ».

L’autrice revendique ses « origines métissées »

L’ironie de l’histoire tient à ce que Jeanine Cummins, née en 1975 en Espagne, où son père, militaire, était posté, est elle-même en partie latino-américaine : fille et petite-fille de Portoricains, elle revendique ses « origines métissées ». « Je suis portoricaine, blanche, américaine, irlandaise », décline-t-elle, tout en affirmant qu’elle n’aurait « jamais imaginé devoir aborder publiquement cette question. Ça ne regarde personne ». C’est précisément ce mélange et l’histoire de sa famille comme celle de son mari (un Irlandais resté longtemps sans papiers aux États-Unis) qui l’ont rendue sensible au sort réservé aux migrants.

Lire aussi Seth Greenland : « Aujourd’hui, l’art aux États-Unis doit servir un but moral ou didactique »

Pour rédiger ce livre, auquel elle a consacré cinq ans de travail, Jeanine Cummins a interrogé de nombreux migrants, avocats, universitaires et responsables d’organisations caritatives et humanitaires. Elle s’est rendue deux fois à la frontière mexicaine. A écrit deux premières versions racontant l’histoire d’un petit garçon, Luca, émigré aux États-Unis. « Mais ça ne marchait pas. Tous les amis à qui j’ai fait lire le manuscrit voulaient en savoir plus sur Luca. J’ai donc dû affronter ma propre lâcheté. » C’est-à-dire remonter à la source et suivre de bout en bout l’itinéraire de migrants mexicains depuis leur pays.

S’il s’agit d’un roman destiné à éveiller les consciences, American Dirt est surtout un livre de deuil, très personnel, pour la romancière, dicté par la mort brutale de son père, en 2016, d’un infarctus. « J’ai passé des mois assise sur mon canapé. Quand j’ai commencé à émerger de la partie la plus profonde du deuil, j’ai senti que je pouvais m’en sortir par l’écriture. J’ai écrit d’une traite le premier chapitre. Je savais que je tenais mon livre. Celui dont mon père aurait été fier. Puis je suis partie m’isoler huit jours dans le désert d’Arizona. Là, j’ai écrit la moitié du roman. »

Il lui a fallu encore huit mois pour l’achever. Face à la violence des réactions qu’a suscitées son livre, Jeanine Cummins hésite à reprendre la plume dans l’immédiat. Elle craint, dit-elle, de devoir s’autocensurer. « Les voix latinos ont été depuis longtemps sous-représentées et sous-estimées aux États-Unis. Mais il m’est douloureux que mon livre agisse comme du sel sur leur blessure. »

Critique

Le voyage de tous les dangers

Libraire à Acapulco, Lydia doit quitter précipitamment la ville après l’assassinat de seize personnes de sa famille, dont son mari, journaliste, et sa mère, par un redoutable cartel de la drogue. Unique rescapée du massacre avec son fils Luca, elle décide de fuir vers les États-Unis en s’embarquant clandestinement à bord d’un train de marchandises, le sinistre Bestia, aux côtés de centaines d’autres migrants latino-américains. Après un chapitre liminaire époustouflant de violence et de maîtrise, dans sa description de la scène du crime initial, Jeanine Cummins déroule une épopée poignante entre le Mexique et la frontière vers la terre promise, où Lydia espère trouver la paix et la sécurité.

Richement documenté, American Dirt plonge au cœur d’un voyage de tous les dangers, pour rendre compte de la détermination des exilés qui n’ont plus rien à perdre. D’une écriture fiévreuse mais qui ne tremble pas devant l’horreur de certaines histoires individuelles, Jeanine Cummins décrit précisément les risques encourus par les infortunés voyageurs, comme les mécanismes de solidarité qui se mettent en place, notamment entre les femmes, les plus vulnérables du périple. La romancière, autrice d’un précédent récit sur le viol et le meurtre de ses deux cousines (A Rip in Heaven, « Une déchirure au Paradis », non traduit), déploie ce qu’il faut de pudeur et de colère pour brosser le portrait en creux d’une Amérique qui refuse de regarder en face la détresse de ses voisins.

 

Prochaines rencontres :

Lundi 21 Novembre : chacun présente le livre de son choix

Lundi 19 Décembre : Les auteurs du XXI° siècle

Toujours à la maison de quartier du Petit Pantin

210 av. Jean Lolive