Lecture de Septembre 2025

 Les Lectures d'été

 Quelques uns des livres proposés :


  "les guerriers de l'hiver" Olivier NOREK

« Je suis certain que nous avons réveillé leur satané Sisu.
– Je ne parle pas leur langue, camarade.
– Et je ne pourrais te traduire ce mot, car il n’a d’équivalent nulle part ailleurs. Le Sisu est l’âme de la Finlande. Il dit le courage, la force intérieure, la ténacité, la résistance, la détermination…
Une vie austère, dans un environnement hostile, a forgé leur mental d’un acier qui nous résiste aujourd’hui. »
Imaginez un pays minuscule.
Imaginez-en un autre, gigantesque.
Imaginez maintenant qu’ils s’affrontent.
Au cœur du plus mordant de ses hivers, au cœur de la guerre la plus meurtrière de son histoire, un peuple se dresse contre l’ennemi, et parmi ses soldats naît une légende.
La légende de Simo, la Mort Blanche.

 

"la famille Martin"  David FOENKINOS 

« J’avais du mal à écrire ; je tournais en rond. Mes personnages me procuraient un vertige d’ennui. J’ai pensé que n’importe quel récit réel aurait plus d’intérêt. Je pouvais descendre dans la rue, arrêter la première personne venue, lui demander de m’offrir quelques éléments biographiques, et j’étais à peu près certain que cela me motiverait davantage qu’une nouvelle invention. C’est ainsi que les choses ont commencé. Je me suis vraiment dit : tu descends dans la rue, tu abordes la première personne que tu vois, et elle sera le sujet de ton livre .»

 

 


       "l'effet maternel"  Virginie LINHART

 Tu n'avais qu'à avorter : il n'en voulait pas, de cette gosse !
Ce sont peut-être ces mots, prononcés un matin d'été par sa mère, qui ont conduit la narratrice à écrire L'effet maternel. Cette gosse, c'est sa fille aînée qui vient de fêter ses 17 ans. Que s'est-il passé pour qu'une mère assène une pareille horreur ? Il y a eu des coups de griffe, des silences, mais aussi beaucoup d'amour dans cette relation ponctuée de vacances joyeuses et ensoleillées.
D'où vient alors cette cruauté ?
L'auteure va remonter le cours de cette histoire singulière et, chemin faisant, l'entrecroiser avec la grande Histoire. Les dégâts causés par la Shoah, le mouvement de Mai 68 et les conquêtes féministes des années 1970. De cette rencontre entre l'individuel et le collectif naît un admirable récit.

 

"Une sale affaire" Virginie LINHART

 « Ce livre est le récit d'un procès littéraire et des interrogations qu'il a fait naître en moi. Intentée par ma mère et mon ex-compagnon, la procédure visait à empêcher la parution de mon précédent ouvrage, L'Effet maternel. Depuis le jugement et la publication de L'Effet maternel, quatre ans se sont écoulés. Et je n'ai cessé de m'interroger sur l'écriture autobiographique. A qui appartient l'histoire ? C'est à cette question que tente de répondre Une sale affaire. »

 


"l'ami de la famille" Denis podalydes  

 « Je n'ai pas de première impression marquante ou solennelle qui aurait frappé ma mémoire et dessinerait le tableau de ma rencontre avec lui. Est-ce en cette fin d'après-midi ou une autre fois que j'ai rencontré Pierre Bourdieu ? J'éprouve la même sensation en revisitant ces années, de 1983 aux années 1990, à peu près, où j'ai partagé l'existence de cette famille. C'est une étrange nappe de souvenir égal, d'amitié et d'insouciance, comme si un enchantement enveloppait et me faisait idéaliser ce temps passé chez eux. »
Dans les années 1980, Denis Podalydès se lie d'amitié avec Emmanuel Bourdieu, le fils du sociologue Pierre Bourdieu. Il part en vacances dans leur maison béarnaise et fait d'eux une famille élective tout en cherchant sa vocation. Portrait du sociologue en père travailleur, du comédien en étudiant admirateur, ces souvenirs tiennent du jeu de miroirs et du double portrait intime.

 


  "la mousson" Louis BROMFIELD

 Nous sommes à Ranchipur, État semi-indépendant des Indes à l’époque de l’Empire britannique. Autour de ses dirigeants locaux, toute une galerie de personnages se croise et s’agite.
Certains sont des excentriques comme Thomas Ransome qui noie ses souvenirs dans l’alcool ou le riche Lord Esketh et son épouse la belle Edwina, d’autres sont émouvants tels les filles d’un couple de missionnaires protestants rigoureux et leurs voisins Mr. et Mrs. Smiley. Les points de vue s’affrontent tandis que la saison des pluies se fait attendre. Ici le luxe côtoie la misère et la modernité l’archaïsme.
Lorsque la mousson arrive enfin, elle va tout dévaster et les relations entre les personnages s’en trouver bouleversées.
Au terme de la catastrophe, ceux qui croient en l’Inde vont travailler à son réveil dont cette immense fresque évoque les prémices. 

 

"divorce"Moa Herngren) 

 Au coeur de l'été caniculaire de Stockholm, Bea attend avec impatience les vacances sur l'île de Gotland avec son mari Niklas et leurs deux filles adolescentes.
La veille du départ, une dispute éclate entre le couple, marié depuis trente ans, et Niklas quitte la maison. Quelques jours plus tard, il annonce à Bea qu'il souhaite demander le divorce. 

 


           "
 Le fracas du temps" Julien BARNES

Traduit de l’anglais par Jean-Pierre Aoustin
Dans la Russie de Staline, un trait de plume du tyran suffit à vous condamner à mort et à faire disparaître votre oeuvre. Le jour où le jeune compositeur Dmitri Chostakovitch, au succès international, découvre dans la Pravda un article qui l'accuse de "déviationnisme élitiste et bourgeois", il comprend que sa famille et lui sont menacés. C'est le point de départ d'une existence tiraillée entre la crainte permanente du pouvoir, l'instinct de survie et la quête de liberté.
Julian Barnes explore en trois tableaux la vie et l'âme d'un grand créateur qui s'est débattu dans le chaos de son époque, tout en essayant de ne pas renoncer à son art. Un récit subtil et poignant.
« Un magistral roman biographique, formellement impressionnant et d’une grande finesse historique et politique. »

 

"lilas rouge" Reinhard kaiser  MUHLECKER

Un soir à la nuit tombante, au début des années quarante, un père et sa fille arrivent dans un village de Haute- Autriche sur une carriole tirée par un cheval, avec leurs malles et leurs meubles, et s'installent dans une ferme abandonnée qui leur a été attribuée. La jeune fille traumatisée serre dans son poing un bouquet de lilas rouge.
Les seuls témoins de leur arrivée sont l'aubergiste du village et un enfant simple d'esprit, le petit Franz, incapable de raconter ce qu'il voit.
À l'image de cet enfant, tout ce livre, histoire d'une famille de paysans autrichiens sur quatre générations, est aux prises avec le silence. Cinquante années où les destins individuels s'entrecroisent sous le signe de l'histoire tragique du XXe siècle dans laquelle ils sont pris. Pourquoi le patriarche, Ferdinand Goldberger, chef de section du parti nazi, a-t-il dû fuir son village d'origine et s'installer dans une autre région? Le lecteur le verra se rendre coupable au moins d'une autre action indigne, en éprouver même du remords, mais son crime originel restera ignoré de sa fille, de son fils appelé comme lui Ferdinand, puis de ses trois petits-enfants - Paul, Thomas et Maria - sur lesquels pourtant ce secret ne cessera de peser.......
Avec Lilas rouge, Reinhard Kaiser-Mühlecker raconte, dans une langue somptueuse, le destin de l'Autriche rurale aux prises jusqu'à nos jours avec l'héritage trop lourd à porter des années du nazisme. La littérature de langue allemande n'avait pas produit depuis bien longtemps une fresque narrative de cette richesse et de cette ampleur, comparables à celles des plus grands classiques européens.



 


 "le grand monde" "les années glorieuses"  

 Pierre LEMAITRE 

La famille Pelletier.
Trois histoires d’amour, un lanceur d’alerte, une adolescente égarée, deux processions, Bouddha et Confucius, un journaliste ambitieux, une mort tragique, le chat Joseph, une épouse impossible, un sale trafic, une actrice incognito, une descente aux enfers, cet imbécile de Doueiri, un accent mystérieux, la postière de Lamberghem, grosse promotion sur le linge de maison, le retour du passé, un parfum d’exotisme, une passion soudaine et irrésistible. Et quelques meurtres.

  

 

Prochain groupe lecture :

lundi 13 octobre : les couleurs 

 

Lecture de Juin 2025

 

 L'EXIL

 

Livres présentés : 

Constance 

 "Être français" Omar Youssef SOULEIMANE 

Je vis une nouvelle naissance, j'ai une nouvelle mère, la France. Comment ne pas considérer ainsi la terre qui m'a protégé, qui m'a offert la liberté de m'exprimer, qui m'a sauvé de la tyrannie et qui m'a donné ce cadeau, la citoyenneté ? Du fait de la situation sanitaire, la cérémonie prévue à l'occasion de la remise de la carte d'identité a été annulée. Qu'importe, j'ai fait ma propre cérémonie avec mes amis. Certains sont nés ici, d'autres ailleurs. Nous sommes tous allés manger un couscous, le plat préféré des Français. Nous avons trinqué avec du vin italien, et écouté Rachid Taha et Barbara. Voilà la France que j'aime." Dans ce récit, à la fois politique et poétique, Omar Youssef Souleimane, arrivé de Syrie en 2012 et citoyen français depuis 2022, revient sur son parcours semé d'embûches et de solitude tout en racontant son attachement charnel et littéraire pour son nouveau pays. 

                  

 Frédérique 

"passagers d'exil" 

 

Cette anthologie de poèmes rassemble 62 poètes et écrivains qui nous rappellent que l'hospitalité est une des valeurs phares de l'humanité. 

 

 

 

Cécile 

"Mur méditerranée"   Louis Philippe DALEMBERT

À Sabratha, sur la côte libyenne, les surveillants font irruption dans l’entrepôt des femmes. Parmi celles qu’ils rudoient, Chochana, une Nigériane, et Semhar, une Érythréenne. Les deux se sont rencontrées là après des mois d’errance sur les routes du continent. Depuis qu’elles ont quitté leur terre natale, elles travaillent à réunir la somme qui pourra satisfaire l’avidité des passeurs. Ce soir, elles embarquent enfin pour la traversée.
Un peu plus tôt, à Tripoli, des familles syriennes, habillées avec élégance, se sont installées dans des minibus climatisés. Quatre semaines déjà que Dima, son mari et leurs deux fillettes attendaient d’appareiller pour Lampedusa. Ce 16 juillet 2014, c’est le grand départ.
Ces femmes aux trajectoires si différentes – Dima la bourgeoise voyage sur le pont, Chochana et Semhar dans la cale – ont toutes trois franchi le point de non-retour et se retrouvent à bord du chalutier unies dans le même espoir d’une nouvelle vie en Europe.
Dans son village de la communauté juive ibo, Chochana se rêvait avocate avant que la sécheresse ne la contraigne à l’exode ; enrôlée, comme tous les jeunes Érythréens, pour un service national dont la durée dépend du bon vouloir du dictateur, Semhar a déserté ; quant à Dima, terrée dans les caves de sa ville d’Alep en guerre, elle a vite compris que la douceur et l’aisance de son existence passée étaient perdues à jamais.
Sur le rafiot de fortune, l’énergie et le tempérament des trois protagonistes – que l’écrivain campe avec humour et une manifeste empathie – leur seront un indispensable viatique au cours d’une navigation apocalyptique.
S’inspirant de la tragédie d’un bateau de clandestins sauvé par le pétrolier danois Torm Lotte pendant l’été 2014, Louis-Philippe Dalembert, à travers trois magnifiques portraits de femmes, nous confronte de manière frappante à l’humaine condition, dans une ample fresque de la migration et de l’exil.
 
 

   
Christiane
"La petite fille de Monsieur Linh" Philippe CLAUDEL 
 C'est un vieil homme debout à l'arrière d'un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul désormais à savoir qu'il s'appelle ainsi. Debout à la poupe du bateau, il voit s'éloigner son pays,celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l'enfant dort. Le pays s'éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l'horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette.
 
    

    
"Salina" Laurent GAUDE 
Qui dira l’histoire de Salina, la mère aux trois fils, la femme aux trois exils, l’enfant abandonnée aux larmes de sel ? Elle fut recueillie par Mamambala et élevée comme sa fille dans un clan qui jamais ne la vit autrement qu’étrangère et qui voulut la soumettre. Au soir de son existence, c’est son dernier fils qui raconte ce qu’elle a été, afin que la mort lui offre le repos que la vie lui a défendu, afin que le récit devienne légende.
Renouant avec la veine mythique et archaïque de La Mort du roi Tsongor, Laurent Gaudé écrit la geste douloureuse d’une héroïne lumineuse, puissante et sauvage, qui prit l’amour pour un dû et la vengeance pour une raison de vivre.

Il y a la dernière vertèbre de Sako, son mari violeur, qu'elle été voir mourir sur le champs de bataille et dont elle a gardé une vertèbre après l'avoir dépecé pour qu'il ne puisse pas reposer en paix.
Il y a la traversée du désert de Malika et Salina pour quelle meurt tranquille et qu'il la mène à l'ile cimetière. 
 
      
  "Ru" Kim Thuy 
« Le paradis et l'enfer s'étaient enlacés dans le ventre de notre bateau. Le paradis promettait un tournant dans notre vie, un nouvel avenir, une nouvelle histoire. L'enfer, lui, étalait nos peurs : peur des pirates, peur de mourir de faim, peur de s'intoxiquer avec les biscottes imbibées d'huile à moteur, peur de manquer d'eau, peur de ne plus pouvoir se remettre debout, peur de devoir uriner dans ce pot rouge qui passait d'une main à l'autre, peur que cette tête d'enfant galeuse ne soit contagieuse, peur de ne plus jamais revoir le visage de ses parents assis quelque part dans la pénombre au milieu de ces deux cents personnes. »
Ru est le récit d'une réfugiée vietnamienne, une boat people dont les souvenirs deviennent prétexte tantôt à l'amusement, tantôt au recueillement, oscillant entre le tragique et le comique, entre Saigon et Granby, entre le prosaïque et le spirituel, entre les fausses morts et la vraie vie. 
 
 
 Hélène : "Americanah"  Chimamanda Ngozi ADICHIE  
  
 « En descendant de l'avion à Lagos, j'ai eu l'impression d'avoir cessé d'être noire. »
Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Jeune et inexpérimentée, elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l'Amérique qui compte bien la rejoindre.
Mais comment rester soi lorsqu'on change de continent, lorsque soudainement la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés?
Pendant quinze ans, Ifemelu tentera de trouver sa place aux États-Unis, un pays profondément marqué par le racisme et la discrimination. De défaites en réussites, elle trace son chemin, pour finir par revenir sur ses pas, jusque chez elle, au Nigeria.
À la fois drôle et grave, doux mélange de lumière et d'ombre, Americanah est une magnifique histoire d'amour, de soi d'abord mais également des autres, ou d'un autre. De son ton irrévérencieux, Chimamanda Ngozi Adichie fait valser le politiquement correct et les clichés sur la race ou le statut d'immigrant, et parcourt trois continents d’un pas vif et puissant. 
 
 
      

 
                    Christine : "Au pays" Tahar BEN JELLOUN 
 
 A quelques mois de la retraite, mohamed n'a aucune envie de quitter l'atelier où il a travaillé presque toute sa vie depuis qu'il est parti du bled.
Afin de chasser le malaise diffus qui l'envahit, il s'interroge sur lui-même avec simplicité et humilité. Il pense à son amour profond pour l'islam, dont il n'aime pas les dérives fanatiques ; il se désole de voir ses enfants si éloignés de leurs racines marocaines; il réalise surtout à quel point la retraite est pour lui le plus grand malheur de son existence.
Un matin, il prend la route de son village natal, décidé à construire une immense maison qui accueillera tous ses enfants. Un retour " au pays" qui sera loin de ressembler à ce qu'il imaginait
 
    
        "Le pays natal" Leila SEBBAR 
 
Du Maroc jusqu'à la Turquie, dix-sept auteurs méditerranéens évoquent leur terre natale. Au fil des lignes resurgissent les langues mêlées d'Alger, le café libanais au goût de cardamone, les jardins d'Alexandrie...
autant de souvenirs que le pays d'aujourd'hui n'a su effacer. Quitté, oublié, aimé, mal-aimé, perdu, interdit, le pays natal devient dans l'exil un territoire littéraire reconstruit par la mémoire. Est-il jamais possible de s'en détacher ? Comme le rappelle l'un de ses auteurs, Dieu dit à Abraham : "Va-t'en pour toi". 
 
 

    "Les Émigrants" W G SEBALD 
« Je vois les pièces vidées. Je me vois assis tout au sommet de la carriole, je vois la croupe du cheval, la vaste étendue de terre brune, les oies dans la gadoue des basses-cours et leurs cous tendus, et aussi la salle d'attente de la gare de Grodno avec, au beau milieu, le poêle surchauffé entouré d'une grille et les familles d'émigrants regroupées tout autour. Je vois les fils du télégraphe montant et descendant devant les fenêtres du train, je vois les alignements des maisons de Riga, le bateau dans le port et le recoin sombre du pont où, autant que l'entassement le permettait, nous avions installé notre campement familial. » Entre le document, l'enquête et la fiction, le narrateur, double de l'écrivain, fait sortir de l'ombre des personnages dont la vie a été brisée par les douleurs de la séparation, la mort, le mal du pays. Ce récit de pérégrinations aux quatre coins de la terre apparaît comme le livre de ceux qui ont perdu leur monde, mais aussi le livre du temps retrouvé. 
 
 
Anne : "Le silence des pères" Rachid BENZIN
 Un fils apprend au téléphone le décès de son père. Ils s'étaient éloignés : un malentendu, des drames puis des non-dits, et la distance désormais infranchissable. Maintenant que l'absence a remplacé le silence, le fils revient à Trappes, le quartier de son enfance, pour veiller avec ses soeurs la dépouille du défunt et trier ses affaires. Tandis qu'il débarrasse l'appartement, il découvre une enveloppe épaisse contenant quantité de cassettes audio, chacune datée et portant un nom de lieu.
Il en écoute une et entend la voix de son père qui s'adresse à son propre père resté au Maroc. Il y raconte sa vie en France, année après année. Notre narrateur décide alors de partir sur les traces de ce taiseux dont la voix semble comme resurgir du passé. Le nord de la France, les mines de charbon des Trente Glorieuses, les usines d'Aubervilliers et de Besançon, les maraîchages et les camps de harkis en Camargue : le fils entend l'histoire de son père et le sens de ses silences.  



"Les déracinés" Catherine BARDON  

Almah et Wilhelm se rencontrent dans la Vienne brillante des années 1930. Après l'Anschluss, le climat de plus en plus hostile aux juifs les pousse à quitter leur ville natale avant qu'il ne soit trop tard. Perdus sur les routes de l'exil, ils tirent leur force de l'amour qu'ils se portent : puissant, invincible, ou presque. Ils n'ont d'autre choix que de partir en République dominicaine, où le dictateur promet 100 000 visas aux juifs d'Europe.
Là, tout est à construire et les colons retroussent leurs manches. Pour bâtir, en plein cœur de la jungle hostile, plus qu'une colonie : une famille, un avenir. Quelque chose qui ressemble à la vie, peut-être au bonheur... 


Prochains groupes 
lundi 15 Septembre "les lectures de l'été"
 lundi 13 Octobre "les couleurs"