Les Lectures d'été
Quelques uns des livres proposés :
"les guerriers de l'hiver" Olivier NOREK
« Je suis certain que nous avons réveillé leur satané Sisu.
– Je ne parle pas leur langue, camarade.
–
Et je ne pourrais te traduire ce mot, car il n’a d’équivalent nulle
part ailleurs. Le Sisu est l’âme de la Finlande. Il dit le courage, la
force intérieure, la ténacité, la résistance, la détermination…
Une vie austère, dans un environnement hostile, a forgé leur mental d’un acier qui nous résiste aujourd’hui. »
Imaginez un pays minuscule.
Imaginez-en un autre, gigantesque.
Imaginez maintenant qu’ils s’affrontent.
Au
cœur du plus mordant de ses hivers, au cœur de la guerre la plus
meurtrière de son histoire, un peuple se dresse contre l’ennemi, et
parmi ses soldats naît une légende.
La légende de Simo, la Mort Blanche.
"la famille Martin" David FOENKINOS
« J’avais du mal à écrire ; je tournais en rond. Mes personnages me procuraient un vertige d’ennui. J’ai pensé que n’importe quel récit réel aurait plus d’intérêt. Je pouvais descendre dans la rue, arrêter la première personne venue, lui demander de m’offrir quelques éléments biographiques, et j’étais à peu près certain que cela me motiverait davantage qu’une nouvelle invention. C’est ainsi que les choses ont commencé. Je me suis vraiment dit : tu descends dans la rue, tu abordes la première personne que tu vois, et elle sera le sujet de ton livre .»
"l'effet maternel" Virginie LINHART
Tu n'avais qu'à avorter : il n'en voulait pas, de cette gosse !
Ce
sont peut-être ces mots, prononcés un matin d'été par sa mère, qui ont
conduit la narratrice à écrire L'effet maternel. Cette gosse, c'est sa
fille aînée qui vient de fêter ses 17 ans. Que s'est-il passé pour
qu'une mère assène une pareille horreur ? Il y a eu des coups de griffe,
des silences, mais aussi beaucoup d'amour dans cette relation ponctuée
de vacances joyeuses et ensoleillées.
D'où vient alors cette cruauté ?
L'auteure
va remonter le cours de cette histoire singulière et, chemin faisant,
l'entrecroiser avec la grande Histoire. Les dégâts causés par la Shoah,
le mouvement de Mai 68 et les conquêtes féministes des années 1970. De
cette rencontre entre l'individuel et le collectif naît un admirable
récit.
"Une sale affaire" Virginie LINHART
« Ce livre est le récit d'un procès littéraire et des interrogations qu'il a fait naître en moi. Intentée par ma mère et mon ex-compagnon, la procédure visait à empêcher la parution de mon précédent ouvrage, L'Effet maternel. Depuis le jugement et la publication de L'Effet maternel, quatre ans se sont écoulés. Et je n'ai cessé de m'interroger sur l'écriture autobiographique. A qui appartient l'histoire ? C'est à cette question que tente de répondre Une sale affaire. »
"l'ami de la famille" Denis podalydes
« Je n'ai pas de première impression marquante ou solennelle qui aurait
frappé ma mémoire et dessinerait le tableau de ma rencontre avec lui.
Est-ce en cette fin d'après-midi ou une autre fois que j'ai rencontré
Pierre Bourdieu ? J'éprouve la même sensation en revisitant ces années,
de 1983 aux années 1990, à peu près, où j'ai partagé l'existence de
cette famille. C'est une étrange nappe de souvenir égal, d'amitié et
d'insouciance, comme si un enchantement enveloppait et me faisait
idéaliser ce temps passé chez eux. »
Dans les années 1980, Denis
Podalydès se lie d'amitié avec Emmanuel Bourdieu, le fils du sociologue
Pierre Bourdieu. Il part en vacances dans leur maison béarnaise et fait
d'eux une famille élective tout en cherchant sa vocation. Portrait du
sociologue en père travailleur, du comédien en étudiant admirateur, ces
souvenirs tiennent du jeu de miroirs et du double portrait intime.
Nous sommes à Ranchipur, État semi-indépendant des Indes à l’époque de
l’Empire britannique. Autour de ses dirigeants locaux, toute une galerie
de personnages se croise et s’agite.
Certains sont des excentriques
comme Thomas Ransome qui noie ses souvenirs dans l’alcool ou le riche
Lord Esketh et son épouse la belle Edwina, d’autres sont émouvants tels
les filles d’un couple de missionnaires protestants rigoureux et leurs
voisins Mr. et Mrs. Smiley. Les points de vue s’affrontent tandis que la
saison des pluies se fait attendre. Ici le luxe côtoie la misère et la
modernité l’archaïsme.
Lorsque la mousson arrive enfin, elle va tout dévaster et les relations entre les personnages s’en trouver bouleversées.
Au
terme de la catastrophe, ceux qui croient en l’Inde vont travailler à
son réveil dont cette immense fresque évoque les prémices.
Au coeur de l'été caniculaire de Stockholm, Bea attend avec impatience
les vacances sur l'île de Gotland avec son mari Niklas et leurs deux
filles adolescentes.
La veille du départ, une dispute éclate entre le couple, marié depuis
trente ans, et Niklas quitte la maison. Quelques jours plus tard, il
annonce à Bea qu'il souhaite demander le divorce.
" Le fracas du temps" Julien BARNES
Traduit de l’anglais par Jean-Pierre Aoustin
Dans la Russie de
Staline, un trait de plume du tyran suffit à vous condamner à mort et à
faire disparaître votre oeuvre. Le jour où le jeune compositeur Dmitri
Chostakovitch, au succès international, découvre dans la Pravda un
article qui l'accuse de "déviationnisme élitiste et bourgeois", il
comprend que sa famille et lui sont menacés. C'est le point de départ
d'une existence tiraillée entre la crainte permanente du pouvoir,
l'instinct de survie et la quête de liberté.
Julian Barnes explore
en trois tableaux la vie et l'âme d'un grand créateur qui s'est débattu
dans le chaos de son époque, tout en essayant de ne pas renoncer à son
art. Un récit subtil et poignant.
« Un magistral roman biographique, formellement impressionnant et d’une grande finesse historique et politique. »
"lilas rouge" Reinhard kaiser MUHLECKER
Un soir à la nuit tombante, au début des années quarante, un père et sa fille arrivent dans un village de Haute- Autriche sur une carriole tirée par un cheval, avec leurs malles et leurs meubles, et s'installent dans une ferme abandonnée qui leur a été attribuée. La jeune fille traumatisée serre dans son poing un bouquet de lilas rouge.
Les seuls témoins de leur arrivée sont l'aubergiste du village et un enfant simple d'esprit, le petit Franz, incapable de raconter ce qu'il voit.
À l'image de cet enfant, tout ce livre, histoire d'une famille de paysans autrichiens sur quatre générations, est aux prises avec le silence. Cinquante années où les destins individuels s'entrecroisent sous le signe de l'histoire tragique du XXe siècle dans laquelle ils sont pris. Pourquoi le patriarche, Ferdinand Goldberger, chef de section du parti nazi, a-t-il dû fuir son village d'origine et s'installer dans une autre région? Le lecteur le verra se rendre coupable au moins d'une autre action indigne, en éprouver même du remords, mais son crime originel restera ignoré de sa fille, de son fils appelé comme lui Ferdinand, puis de ses trois petits-enfants - Paul, Thomas et Maria - sur lesquels pourtant ce secret ne cessera de peser.......
Avec Lilas rouge, Reinhard Kaiser-Mühlecker raconte, dans une langue somptueuse, le destin de l'Autriche rurale aux prises jusqu'à nos jours avec l'héritage trop lourd à porter des années du nazisme. La littérature de langue allemande n'avait pas produit depuis bien longtemps une fresque narrative de cette richesse et de cette ampleur, comparables à celles des plus grands classiques européens.
"le grand monde" "les années glorieuses"
Pierre LEMAITRE
La famille Pelletier.
Trois histoires d’amour, un lanceur d’alerte,
une adolescente égarée, deux processions, Bouddha et Confucius, un
journaliste ambitieux, une mort tragique, le chat Joseph, une épouse
impossible, un sale trafic, une actrice incognito, une descente aux
enfers, cet imbécile de Doueiri, un accent mystérieux, la postière de
Lamberghem, grosse promotion sur le linge de maison, le retour du passé,
un parfum d’exotisme, une passion soudaine et irrésistible. Et quelques
meurtres.
Prochain groupe lecture :
lundi 13 octobre : les couleurs
















